27.03.2007
Nicolas Sarkozy : un projet politique dangereux pour la France
Si Nicolas Sarkozy n’a pas de programme précis et s’il multiplie les propos contradictoires (sur les baisses d’impôt, l’euthanasie...), il dévoile pourtant, au fur et à mesure de sa campagne et malgré ses propos racoleurs, sa vraie nature.Son projet politique est profondémentlibéral et fortement autoritaire.Appliqué, il provoquerait un conflit permanent dans la société française : entre les générations, dans le monde du travail, sur les territoires et dans la vie politique.Ce n’est pas ce que veulent les Français.
1/Nicolas Sarkozy veut précariser le travail
Travailler plus pour gagner plus ? Fausse liberté, vrai frein à l’emploi C’est l’employeur et non le salarié qui décide
des heures supplémentaires, qu’il peut même imposer. « Travailler plus » est donc une fausse liberté pour le travailleur mais peut en revanche devenir une vraie contrainte.
Les entreprises auront intérêt à charger leurs salariés les plus productifs d’heures supplémentaires
exonérées plutôt que d’embaucher.
Cette mesure empêchera la création d’emplois stables et pénalisera les comptes de la Sécurité sociale.Un CPE pour tous ? Le rêve de la fin du droit du travail Nicolas Sarkozy souhaite un contrat avec une séparation sans motivation. Il parle d’un divorce à l’amiable, mais c’est le patron qui emporte les meubles. Derrière ses nombreux revirements sur le sujet, une chose est sûre : ce sera finalement la séparabilité
imaginée par le MEDEF...
2/Nicolas Sarkozy :le renoncement et l’affrontement
Les peines planchers : après le tout répressif, le tout carcéral Nicolas Sarkozy propose des peines automatiques.
Il nie ainsi la capacité des juges de comprendre et sanctionner avec justesse.
L’automatisation des peines multiplierait par trois le nombre de détenus dans des prisons déjà saturées. Elle empêcherait tout accompagnement et augmenterait ainsi le nombre de récidivistes. L’admiration de Nicolas Sarkozy pour le « tout carcéral » à l’américaine est mauvaise conseillère.Après le démantèlement de la police de proximité, Nicolas Sarkozy prône une police des quartiers ?Ce revirement cache mal son mauvais bilan sur la sécurité et le fait que les méthodes qu’il a imposées à la police (tout répressif, quotas d’interpellations et de gardes- à-vue...) se révèlent inefficaces.
3/Nicolas Sarkozy : le candidat qui protège les très grandes fortunes, pénalise les plus pauvres et affaiblit les services publics
En multipliant les promesses électorales coûteuses il veut supprimer en même temps 68 milliards de recettes publiques Nicolas Sarkozy a promis d’alléger les impôts quatre fois plus que Margaret Tatcher : promesse démagogique et irresponsable qui aggraverait les déficits publics et la dette... Proposition injuste : baisse d’impôts en faveur des mieux lotis (suppression des droits de succession, bouclier fiscal, réforme de l’ISF), augmentation des prélèvements pour le plus grand nombre (franchise de soin pour tous par exemple). À défaut de diminuer les prélèvements obligatoires pour tous, il le fera uniquement pour les plus riches.
Non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite :Ce qu’il ne dit pas : cela signifierait concrètement une baisse massive du nombre de professeurs dans les écoles ou d’infirmières dans les hôpitaux, de policiers dans les quartiers...alors même que cela ne rapportera que peu de chose au budget de l’Etat (moins de 5 Mds € en 5 ans).
4/Nicolas Sarkozy sous influence américaine
Au moment où notre pays est confronté à la mondialisation, Nicolas Sarkozy s’affirme comme le candidat du renoncement par un triple alignement :
1. L’alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, comme l’a si bien signifié sa visite à George W. Bush et, à cette occasion, ses propos dénonçant l’attitude arrogante
de la France.
2. L’alignement de son projet au modèle économique et social anglo-saxon qui prône le chacun pour soi, comme en témoigne son dénigrement permanent du modèle français.
3. L’alignement sur le modèle sécuritaire et communautariste.
5/Nicolas Sarkozy : la rupture...avec la droite républicaine ?
Nicolas Sarkozy qui essaye aujourd’hui piteusement de se présenter comme l’héritier de Jacques Chirac, n’a retenu de celui-ci que l’écart entre les discours et les actes, oubliant les valeurs essentielles de la République.
Dès que la compétition à Droite se fait plus dure et que le FN commence à exercer une pression, Nicolas Sarkozy court derrière Jean-Marie Le Pen. De l’appel à donner des signatures à Jean-Marie Le Pen en passant par la création d’un ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration, Nicolas Sarkozy s’éloigne de la règle d’isolement du FN qu’avait fixée Jacques Chirac.
À l’évidence pour le 2ème tour, Nicolas Sarkozy sait qu’il devra d’abord compter pour son élection sur le bon vouloir du FN.
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10.03.2007
Non, monsieur Sarkozy,
Sarkozy ne cesse de déclarer que le « coût du travail plus élevé en France que dans les autres pays européens » serait responsable du chômage.
On pourrait tout d’abord, s’étonner que Sarkozy considère le chômage comme un problème : les gouvernements auxquels ils participent - avec grand tapage - depuis presque cinq ans, n’ont cessé, en effet, de renforcer le chômage en allongeant la durée du travail, en faisant stagner les salaires, en ne remplaçant qu’au compte gouttes les fonctionnaires partant à la retraite, en allongeant la durée de cotisations pour pouvoir obtenir une retraite à taux plein…
Les mesures qu’il propose aujourd’hui vont toujours dans le même sens : rendre les heures supplémentaires moins onéreuses que l’embauche, ne pas remplacer « un fonctionnaire sur deux qui partirait en retraite »… Pour un homme de droite, partisan de l’ultra-libéralisme, c’est tout à fait compréhensible : rien ne vaut, en effet, la peur du chômage pour imposer silence sur les salaires ou les conditions de travail.
Mais surtout l’affirmation de Sarkozy est radicalement fausse.
Les salaires bruts français (salaires nets + cotisations sociales salariales et patronales) ne sont pas plus élevés que les salaires de la majorité des pays européens
C’est ce qu’affirme elle-même la Fédération des employeurs européens (Fedee). Le salaire brut médian français (50 % des salariés français gagne plus, 50 % gagne moins) arrive en 14ème position (sur 25) des salaires européens, loin derrière le Danemark ou la Suisse mais aussi derrière l’Allemagne, les Pays-bas, l’Italie, le Royaume-uni, la Suède ou la Belgique.
C’est pourtant avec ces pays que la France a les ¾ de ses échanges.
La fiscalité des entreprises françaises n’est pas plus élevée que celle des principaux pays européens
Selon la Droite et le Medef, le taux français de l’Impôt sur les Sociétés (33,3 %) est supérieur de 9 points à la moyenne européenne qui est de 24 %. Il faudrait le ramener à 20 % pour être compétitif !
Cela revient, au passage, à passer sous silence que la plupart des PME ne connaissent qu’un taux de 15 %
Cela ramènerait, surtout, le taux français au niveau des taux polonais ou slovaque (19 %) accusés de « dumping fiscal ».
Mais surtout, le taux n’a aucune signification si on ne sait pas à quelle assiette, à quelle base d’imposition il s’applique.
Si l’on ramène le taux d’imposition de l’IS au bénéfice brut des entreprises (Excédent Brut d’Exploitation) : le taux effectif de prélèvement (7,2 %) situe la France au 15ème rang européen sur 25. Loin derrière les pays nordiques (11,3 % pour la Suède) mais aussi derrière le Royaume-Uni (10 %), les Pays-bas (9,1 %) et même l’Irlande (7,7 %).
Comme quoi les jérémiades du Medef et de la droite cachent une réalité scandaleusement favorable aux grandes entreprises françaises.
(les entreprises ont reçu en 2006, 65 milliards d’euros d’aides sous formes d’exonérations de cotisations sociales, ce qui est une baisse des salaires bruts)
Si la droite abaissait l’IS comme elle le prévoit, le taux de prélèvement effectif de l’IS français serait ramené à 4,3 %. Cela mettrait la France au 23è rang européen, tout juste devant la Lituanie et l’Estonie.
Une guerre fiscale européenne
Les autres pays européens ne se contenteraient pas de lire le journal : ils abaisseraient eux aussi les impôts des entreprises. La France aurait déclenchée une guerre fiscale et tous les impôts sur les sociétés s’aligneraient ver le bas. Les entreprises françaises ne gagneraient donc strictement rien en termes de compétitivité. Par contre, les recettes fiscales de l’Etat français seraient amputées de 20 milliards d’euro annuels si le projet de la droite venait malheureusement à être appliqué.
Cette baisse de 20 milliards donnerait à Sarkozy (si par malheur il l’emportait) et au Medef un nouveau prétexte pour attaquer les dépenses sociales et le service public, au nom d’un déficit qu’elle aurait elle-même accentué de 20 milliards d’euros chaque année.
Les salaires et les impôts ne sont pas les seuls coûts des entreprises : il y a aussi les coûts du capital !
Ce qui coûte de plus en plus cher aux entreprises et que Sarkozy et le Medef passent totalement sous silence, ce sont les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises.
Pour les PME, ce sont les frais bancaires et les délais de paiement de plus en plus longs imposés par les grandes entreprises donneuses d’ordre à leurs sous-traitants.
Entre 1983 et aujourd’hui, la part des profits dans le partage des richesses créées chaque année par les entreprises est passée de 31 à 41 %, alors que celle des salaires diminuait de 69 % à 59 % de la richesse créée chaque année.
Ce qui représente une perte pour les salaires d’environ 150 milliards d’euros annuels : 15 fois le déficit de l’assurance-maladie !
La seule évolution des dividendes est faramineuse : + 218 % entre 1993 et 2005. Par comparaison, la masse des salaires distribuée n’a augmenté que de 135 % sur la même période.
Les entreprises et l’emploi sont de plus en plus « pénalisés non par le « coût du travail » mais par le poids exorbitant des « charges financières ».
Les grandes entreprises donneuses d’ordre siphonnent les profits des PME sous-traitantes en baissant les prix, raccourcissant les délais de livraison et allongeant les délais de paiement.
La plus grande partie des profits des grandes entreprises n’est pas investie de façon productive mais placée de façon spéculative sur les marchés financiers, en premier lieu les marchés financiers des Etats-Unis. Ce qui contribue à renforcer la suprématie technologique et financière de l’économie américaine et les déséquilibres de l’économie mondiale.
Jean-Jacques Chavigné vendredi 23 février
Site : www.democratie-socialisme.org
(vous y trouverez les 20 premiers communiqués anti Sarkozy, campagne pour faire gagner la gauche à gauche)
16:15 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un exemple de manipulation
Arguments & Ripostes 2007 n° 25
Nicolas Sarkozy et les heures supplémentaires
Marie-Antoinette à qui l'on disait que les Français réclamaient du pain, répondait : "qu'ils mangent des brioches".
Nicolas Sarkozy interrogé sur la question du pouvoir d'achat des Français et des travailleurs pauvres répondrait : "qu'ils fassent des heures supplémentaires!"
I) D'abord qui seraient les bénéficiaires d'une telle mesure et ceux qui en seraient exclus?
Par définition, la cible de la mesure est les salariés ou fonctionnaires qui effectuent des heures supplémentaires (c'est-à-dire des heures effectuées au delà de la durée légale qui reste fixée à 35 heures hebdomadaires ou 1607 heures par an).
Seraient donc exclus :
- les salariés pour lesquels il n'y a pas de décompte horaire du travail et notamment les nombreux cadres ou les salariés ayant été considérés comme tels dans les accords de branche ou d'entreprise. Pour ces salariés bénéficiant de forfaits jours par an, la durée du travail se compte en jours travaillés et non en heures travaillées.
- les travailleurs indépendants (chefs de petites entreprises par exemple qui se paient sur les bénéfices réalisés et n'ont pas de décompte horaire du travail)
- les professions libérales.
Au sein du monde du travail, tous ne pourraient pas non plus bénéficier de la mesure d'exonération des heures supplémentaires de l'IR.
La constitutionnalité d'un tel dispositif n'est pas assurée. Et certains experts à l'UMP ont commencé à s'interroger sur cet aspect.
II) Mais même si l'on n'évoque que ceux qui, parmi les salariés, pourraient bénéficier de l'exonération de leurs heures supplémentaires. Que risque-t-il de se passer?
Premier risque : tassement du taux horaire de salaire à terme et introduction dans les négociations salariales d'un élément fiscal qui en est aujourd'hui absent
L'employeur peut au moment de l'embauche présenter un salaire équivalent à la durée légale tout en faisant "miroiter" un salaire bien supérieur grâce au double effet des heures supplémentaires : elles sont majorées et en plus elles donnent lieu à exonération d'impôt.
Deuxième risque : le délitement des démarches collectives pour privilégier des relations bilatérales entre le salarié et l'employeur, voir une lutte entre les salariés pour mériter d'effectuer ces fameuses heures supplémentaires .
Ségolène Royal propose une grande conférence salariale avec l'ensemble des partenaires sociaux (organisations syndicales et patronales).
Nicolas Sarkozy propose, lui, que chaque salarié tente "d'arracher" quelques heures supplémentaires à son employeur afin de gagner plus.
C'est une inversion de la logique : "si vous vous plaignez de pas assez bien gagner votre vie, peut-être n'avez-vous pas fait assez d'heures supplémentaires ; peut-être n'êtes-vous pas un bon employé, pas assez méritant, puisque l'employeur - que semble avoir dans l'esprit de Nicolas Sarkozy. - ne vous a pas choisi, vous".
Troisième risque : par le biais de l'exonération des heures supplémentaires au titre de l’impôt sur le revenu, l'État deviendrait un acteur à part entière de la logique salariale.
La Direction générale des Impôts devient un acteur de la politique de l'emploi et de la politique salariale!
Elle doit vérifier que tel contribuable - qui se trouve être également salarié dans telle entreprise - a déclaré tel nombre d'heures supplémentaires donnant lieu à tel montant d'exonération. Tout cela reposerait sur une logique déclarative, entre le salarié et l'employeur.
On imagine déjà dans quelques années les titres des rapports de l'IGAS ou de la Cour des comptes sur cette question : "Fraude à l'exonération des heures supplémentaires"...
Quatrième risque : la tentation du "faux" temps partiel
Une fois que la logique d'exonération d'IR et de cotisations sociales est lancée, pourquoi s'arrêter aux seules heures supplémentaires? Pourquoi pas les heures complémentaires (c'est-à-dire les heures de travail effectuées au-delà de la durée contractuelle de travail pour les salariés travaillant à temps partiel)? Ainsi un(e) salarié(e) (dans la grande distribution) pourrait avoir un contrat à 30 heures par semaine et effectuer systématiquement 35 heures hebdomadaires, mais les 5 heures complémentaires entre 30h et 35h seraient exonérées de cotisations sociales et d'IR pour le salarié... Cela serait un "faux" temps partiel mais, une vraie aubaine pour les employeurs qui seuls décideraient de l’attribution des heures supplémentaires ou complémentaires.
Cette proposition de Nicolas Sarkozy –qui est sa mesure phare !- est injuste, serait peu efficace en termes de pouvoir d’achat, difficile à appliquer, voire inconstitutionnelle au plan juridique, et plus encore dangereuse pour l’existence même de la négociation collective.
16:10 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ses bévues
Nicolas Sarkozy nous a gratifiés hier d’un long discours sur les relations internationales et la politique diplomatique qu’il entendait mettre en oeuvre s’il devait être élu.
• Retour sur quelques bévues :
Nicolas Sarkozy plaide pour un traité simplifié dans lequel
serait inscrite "la création d’un Ministre européen des Affaires
étrangères" (Il existe déjà !)
"Il y a en Afrique, je ne sais plus exactement, 53 ou 54
pays" (Il y en a 57 !)
Après avoir indiqué qu’il souhaitait voir le nouveau
traité soumis à référendum dès l’été, et s’être fait rappelé à
l’ordre par le secrétaire national de l’UMP en charge de
ces question, il recule : "Ce n’est pas à moi de fixer un
calendrier. Je dis simplement qu’il faut aller vite."
15:45 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2007
Souvent Sarkozy varie…
Qu'il se contredise lui-même à quelques mois ou quelques semaines d'intervalles ou qu'il fasse donner ses lieutenants quelques jours après des déclarations tonitruantes, le moins que l'on puisse dire est que Nicolas Sarkozy n’est pas gêné par la contradiction…
Sarkozy et la guerre en Irak
« J'ai toujours préféré l'efficacité dans la modestie plutôt qu'une grandiloquence stérile. Et je ne veux pas d'une France arrogante et pas assez présente. »
Discours devant les Daughters of the American Revolution – Washington – 12 septembre 2006.
« Je défie qui que ce soit de voir un seul de mes propos ayant cautionné l’intervention militaire en Irak, ni en 2003, 2004, 2005, 2006. » TF1 – 5 février 2007.
Sarkozy et la France«
Certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier… Je partage beaucoup de valeurs avec l’Amérique. » Congrès juif mondial – 24 juin 2004.
« Je crois au destin de la France. La France a tout pour réussir dans ce monde à venir. Il faut réaffirmer la fierté d'être français. » Réunion publique pour la France - Nîmes - 9 mai 2006.
Sarkozy et la République
« Nous sommes les héritiers de tous ceux qui dans l’histoire ont porté haut les idées de nation et de République… La République c'est aussi une certaine idée de l'État. » – Périgueux - 12 octobre 2006.
« Je vis un engagement républicain, mais la République n’est pas une fin en soi, ce n’est pas l’alpha et l’oméga. » – La République, les religions, l’espérance - Éditions du Cerf - Février 2004.
Sarkozy et les fonctionnaires
« Il n'existe pas en France – ou plutôt il ne devrait pas exister – deux secteurs qui s'ignorent, l'un soumis aux exigences de la compétitivité et de la mondialisation, l'autre protégé de toute obligation de modernisation par son statut, ses monopoles ses structures et ses fameux acquis. » – Convention UMP sur les Services publics – 7 juillet 2005.
« Chercher à opposer les salariés du secteur public à ceux du secteur privé est dangereux….
Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste… »
Périgueux - 12 octobre 2006.
Sarkozy et la discrimination positive
« Je ne veux pas faire une discrimination positive sur des critères ethniques qui serait la négation de la République. » - Périgueux - 12 octobre 2006.
« J’ai parlé de la discrimination positive ; j’ai parlé du préfet musulman…Tous ces tabous, je les ai soulevés, car ma conviction est qu'il faut aussi, sur ces sujets, faire bouger les lignes. » – France 2 - 22 novembre 2003.
Parti Socialiste • 10, rue de Solférino • 75333 Paris cedex 07
Tél. : 01 45 56 77 00 • 01 47 05 15 78 • www.parti-socialiste.fr
Arguments & Ripostes n°17
17:38 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les incohérences de l'UMP
Nicolas Sarkozy ne cesse de proposer tout et son contraire, de
promettre l’intenable avant de reculer…
Retour sur 4 prises de positions particulièrement significatives.
La baisse des prélèvements obligatoires-
La promesse : baisser les prélèvements obligatoires de 4
points de PIB (soit environ 70 milliards) d’ici à 2012 (Le Monde
du 23 janvier dernier)
- Reculade n° 1 : quelques jours plus tard, l’UMP annonce que
cette diminution serait finalement étalée sur 10 années et non
sur 5. (2012 devient 2017)
- Reculade n° 2 : Thierry Breton précisait hier qu’en cas de
victoire, l’UMP "ne commencera la baisse promise des
prélèvements qu’après 2010". (2017 devient 2020, et demain…)
Le financement de l’hôpital public
- L’omission : contrairement à notre pacte présidentiel, le
financement de l’hôpital public n’est pas une « dépense prioritaire » dans le projet UMP.
- Le rattrapage : Xavier Bertrand a annoncé hier un plan hôpital
2012 de 10 milliards.
- Le problème : omise initialement, soit cette promesse est vaine, soit elle vient de faire passer le coût du projet UMP de 50 à 60 milliards d’euros (baisse des prélèvements non comprise).
La réduction du nombre de fonctionnaires-
Le pavé dans la marre : Nicolas Sarkozy annonce qu’avec lui, un fonctionnaire sur 2 ne sera pas remplacé
- Les démentis : secteurs par secteur, on tente depuis de
rassurer, tel Xavier Darcos : "Personne ne dit que ce sera les professeurs."
La généralisation du CNE
- La maladresse : le 24 janvier, devant le CGPME, Nicolas
Sarkozy révèle son projet : généraliser le CNE dans le cadre
d’un contrat de travail unique.
- La tentative de camouflage : Xavier Bertrand précise tant
bien que mal "notre intention n’est pas de le généraliser".
La mise en place d’une franchise médicale-
L’annonce : 40 euros de franchise chaque année qui seront
donc à la charge des Français.
- La séance de rattrapage : quelques jours plus tard, Xavier
Bertrand précise dans les échos que "le montant [de la
franchise] n’est pas encore fixé aujourd’hui"
17:20 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2007
Il l'a dit
Revenant sur le show de Nicolas Sarkozy déclarant sa nouvelle flamme pour les enseignants, Gilles de
Robien n’a pu s’empêcher d’émettre un jugement sévère sur les propos tenus par son collègue du
Gouvernement : "Très mal inspirés, maladroits et injustes".
18:25 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.02.2007
L'histoire du jour
Lilian Thuram était l’invité hier de France Culture où il a raconté ses échanges, après les émeutes urbaines de
novembre/décembre 2005 avec Nicolas Sarkozy.
"Il me dit, vous savez, c’est les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues. Et moi je lui dis :
non, ce ne sont pas les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues, ceux qui créent des problèmes dans les banlieues, ça s’appelle des délinquants. "
"Il m’a dit par exemple qu’il avait été le premier à nommer un préfet musulman", poursuit Thuram : "Ca veut dire qu’il juge les gens par leur religion.
18:40 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2007
Le sourire du jour
Un ouvrier accueillant Nicolas Sarkozy lors de son
déplacement à Saint-Quentin
"Vous savez, ici on soutient les grandes avancées sociales.
Une majorité de gens ici aurait préféré une visite plus…
Royal."
22:45 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
EDIFIANT!!!!!!!!!!!!!!!!
Petit test
Les états-majors de campagne se mettent en place. Et si Nicolas Sarkozy a promis de quitter son poste Place Beauvau quelques semaines avant le premier tour, il y a - pour l'instant - comme une petite confusion des genres. Le ministère de l'Intérieur, chargé d'organiser les élection, et le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, font même standard commun. Petit test : tenter de joindre une attachée de presse du candidat au ministère. Et voila ce qui arrive !
Je suis bien au ministère de l'Intérieur ?
Oui
Je cherche Danièle Verbach, s'il vous plaît !
Elle n'est pas au ministère, elle est au QG de l'UMP.
Est-ce que vous pouvez me la passer ?
Un instant !
(Petite musique : "Vous êtes en communication avec le ministère de l'Intérieur)
Service de presse, bonjour !
Bonjour, je suis bien à l'UMP ?
Oui... Euh, non, non ! Vous êtes au siège de campagne de Nicolas Sarkozy.
Dans les deux sens...
Voilà, le standard du ministère de l'Intérieur et celui du QG de campagne de l'un des principaux candidats sont liés. Et ça marche dans les deux sens... Si vous voulez joindre le chef de cabinet du ministre, qui en fait a un rôle très politique dans la campagne, vous tentez d'appeler le QG. Et...
QG de campagne de Nicolas Sarkozy, bonjour !
Est-ce que je pourrais avoir le numéro de Laurent Solly, merci ?
Attendez, ne quittez pas !
(Musique d'attente)
Bonjour monsieur
Je suis bien au bureau de Laurent Solly ?
Oui...
Pouvez-vous me transférer au ministère ?
Mais vous êtes au ministère, là monsieur... On vous a transféré au ministère.
D'accord ! Il y a un lien direct téléphonique entre le ministère et le QG de campagne ?
Ah ben écoutez, moi je n'en sais rien monsieur ! Quelle est votre question ?
Aucune, nous avons la réponse. Merci.
22:40 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note