18.03.2007

Les bénéfices du CAC 40

Données :
• Des bénéfices record…
→ Près de 100 milliards d’euros
• …en forte progression
→ + 13,2 % par rapport à 2005
→ bénéfices du CAC multipliés par 2 en 6 ans

Focus : un système où l’argent va de plus en plus à
l’argent

• Les sociétés financières (Axa, Société Générale,
Dexia, BNP Paribas, Crédit Agricole) du CAC sont
aux avant-poste :
→ Elles représentent à elles seules plus du quart des
bénéfices du CAC (soit 26,4 milliards d’euros)
→ Crédit agricole : + 26,4 % / BNP Paribas + 24,9 %
→ La part des bénéfices redistribuée aux actionnaires ne cesse d’augmenter. En moyenne, environ ¼ des bénéfices étaient donné aux actionnaires il y a quelques années, contre près de 40 % aujourd’hui.


(Source : La Tribune)

10.03.2007

Les chiffres du chômage

Le gouvernement publie aujourd’hui les chiffres du
chômage pour janvier.
Alors que l’UMP se félicite des résultats obtenus depuis
1 an, retour sur les dessous de ces statistiques
trompeuses.

Les 2 chiffres mis en avant par le gouvernement
• La stabilité du taux de chômage le mois dernier à
8,6 % de la population active
• La forte baisse depuis 1 an (O1/O6 → 01/07) :
- taux de chômage : 9,6 % → 8,6 %
- nombre de chômeurs : 300 000 chômeurs en moins

Les dessous de ces statistiques (1 chômeur sur 2
n’est pas comptabilisé)
• Qui est comptabilisé ?
- Uniquement les « immédiatement disponibles, à
la recherche d’un emploi à durée indéterminée et
à temps plein ».
► Un très grand nombre de demandeurs
d’emplois sont donc exclus de ce baromètre
officiel (personnes en formation, à temps
partiel, exclus de l’ANPE…).

• Le vrai chiffre de 2006
En 2006, seuls 140 000 emplois ont été créés en
2006 (estimation provisoire INSEE 16 février 2007)

300 000 chômeurs en moins / 140 000 emplois
créés ! Il y a comme un petit problème avec
160 000 disparitions qu’une baisse du nombre
d’emplois non pourvus ne suffit pas à expliquer…

14.02.2007

La confiance retrouvée

medium_Sego_7.2.jpgUn développement durable, une croissance forte, une dette publique maîtrisée, la réconciliation des Français avec les entreprises.
Tels sont les préalables nécessaires à un retour de la confiance, et de l'esprit d'initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation.

Nos propositions pour rétablir la confiance

1. Investir massivement dans l'innovation et la recherche : augmenter le budget de la
recherche et les crédits publics pour l'innovation de 10 % par an pendant 5 ans.

2. Mettre en place une politique industrielle
capable de préparer l'avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d'une agence nationale de ré industrialisation.

3. Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur
réservant une part dans les marchés publics.

4. Donner la priorité à l'investissement des entreprises
avec un taux d'impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti,
et plus haut s'il est distribué aux actionnaires.

5. Sécuriser le parcours des jeunes créateurs
en soutenant la création d'entreprises, en généralisant les ateliers de la création
dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs,
et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel
pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.

6. Réformer l'Etat : un euro dépensé doit être un euro utile.
Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents
sur tout le territoire et accessibles
par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l'administration.

05.02.2007

L'Education

Vendredi soir dernier, Nicolas Sarkozy était à Maisons-Alfort où tout en tirant à boulet rouge sur le bilan des
Gouvernements qu’il a soutenu pendant les 5 dernières années, il a fait part de sa nouvelle passion pour les
questions éducatives.
Les chiffres :► 12 111 900 élèves dans les premier et second
degrés.
► 884 021 enseignants dans les premier et second
degrés.
► Budget : 77 milliards d’euros selon le projet de loi
de finances 2007.

La droite et l’éducation :► Suppressions d’emplois :
→ Entre 2002 et 2007, il a été procédé à la suppression de plus de 120.000 postes ou emplois.
→ Si le plan de Sarkozy de non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite était mis en place,
125.000 postes d'enseignants passeraient à la trappe au cours de ces cinq prochaines années.

► Suppressions de crédits :
→ Plus de 750 millions d'euros de crédits entre 2002 et 2007.
→ Crise majeure dans le milieu de la recherche.

Nos premières propositions :
► Création d’un service public de la petite enfance.
► Renforcement des dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base
au début du parcours scolaire.
► Renforcement des moyens financiers destinés aux
ZEP :
→ Baisse du nombre d’élèves par classe
→ Formation spéciale des enseignants
► Implantation de classes préparatoires dans les ZEP.
►Instauration d’une meilleure orientation des élèves
et amélioration de la transition vers les collèges.
► Abolition de l’apprentissage à 14 ans.
► Développement de l’apprentissage sous statut
scolaire.

02.02.2007

Actions de groupe

Le Gouvernement a décidé de ne pas examiner le projet de loi instaurant l’action collective en justice, bien que
promis à de nombreuses reprises. Nicolas Sarkozy venait d’expliquer quelques jours plus tôt qu’il était opposé à ce projet.

• Repères :-
L’action collective (action de groupe dans le projet gouvernementale) permet de saisir la justice pour le compte d'un groupe d'individus ayant subi le même préjudice. Le projet de loi a été présenté le 8 novembre
en Conseil des Ministres.

Données :
Le patronat y est opposé : Le Medef s’était prononcé le 11 juillet 2006 contre l’introduction d’une "class action à la
française" en demandant "solennellement au gouvernement d’entendre ses arguments".

C’est devant la CGPME que Nicolas Sarkozy avait indiqué s’inscrire "vraiment en faux contre la judiciarisation et la pénalisation du droit économique français". La majorité s’y était engagée : De nombreux parlementaires de l’UMP tels que Luc Chatel ou Nathalie Koscisko Morizet avaient même signé une pétition en faveur
"d’une véritable action de groupe".

Thierry Breton avait expliqué à qui voulait l’entendre qu’il souhaitait " redonner aux consommateurs leur liberté". (Le Figaro)

Les associations de consommateurs s’estiment trompées : " Avec ce retrait, le bilan consumériste gouvernemental est donc nul". " Le consommateur est la première victime de la lâcheté du gouvernement".

Notre proposition :
Une réforme profonde du droit de la consommation qui permette aux consommateurs et à leurs associations d’engager des procédures réellement collectives, pour tous les dommages subis, quel que soit leur montant.

01.02.2007

« C N E / C P E généralisés»

Ce que dit le programme UMP :
"Un nouveau contrat de travail, applicable à toute nouvelle embauche sera créé : il sera plus souple pour les entreprises, grâce à des procédures de licenciement moins longues et surtout moins incertaines" (programme UMP, p.28)
Les couacs depuis une semaine :

Le 24 janvier, devant la CGPME, Nicolas Sarkozy révèle un peu vite la véritable teneur du futur contrat :
"Un contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français."

Conscient de l’émoi suscité dans l’opinion, Xavier Bertrand (porte parole du candidat) et Valérie Pécresse (porte-parole de l’UMP) tentent de rattraper le coup hier : Xavier Bertrand dans La Tribune : le CNE a « aussi ses défauts » « notre intention n’est pas de le généraliser ».

Valérie Pécresse dans son point presse : "Il a voulu rendre hommage au CNE de Villepin. La manière dont cet hommage a été formulé a laissé entendre que notre contrat universel unique serait la copie du CNE. "

Dominique de Villepin le prend pour lui et le fait savoir lors du séminaire gouvernemental d’hier : "Il est ridicule de polémiquer sur le CNE"

Retour à la case départ dans la soirée Xavier Bertrand : le CNE va bel et bien "inspirer le contrat de travail unique"

Affaire à suivre…

La franchise médicale

Rappel :
La franchise est la part à payer non remboursée par la Sécurité Sociale, restant donc à la charge de l’assuré. La droite a déjà augmenté cette part de 1€ pour chaque acte médical, puis de 18 € pour les actes médicaux les plus lourds.

La proposition de Nicolas Sarkozy : des franchises annelles de 10 euros sur :
la première consultation médicale
la première consommation de médicament
les premiers examens biologiques
la première hospitalisation
Soit au moins 40 euros de franchise annuelle

La séance de rattrapage du Porte Parole dans les Echos de lundi 29 janvier : "Le montant [de la franchise] n'est pas encore fixé aujourd'hui. "

Les dangers de cette proposition : Inefficacité financière : le déficit de l’assurance maladie repose essentiellement sur les soins aux malades les plus graves et chroniques.

Injustice sociale : l’augmentation du coût des soins pénalisera en tout premier lieu les plus modestes

Danger sanitaire : l’accès précoce aux soins permet d’éviter la détérioration de l’état de santé général de la population, et donc de diminuer les coûts les plus lourds pour la sécurité sociale.