02.05.2007
José Bové rencontre Ségolène Royal.
On est devant un choix de société.
José Bové indique après sa rencontre avec Ségolène Royal à son QG de campagne qu'il faut qu'il n'y ait "pas d'abstentionnistes au second tour" et que les gens "votent très clairement pour Ségolène Royal".
"On est devant un choix de société".
"Il y a une alternative possible" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, "un homme dangereux pour nos libertés, le candidat du Medef et de l'alignement sur une politique qui est plus celle de Bush que des pays du sud". C'est-à-dire le choix entre "la société du vivre ensemble et celle du conflit permanent".
Interrogé sur le l’appel au rassemblement de la candidate avec les centristes, il estime qu'il n'est pas nécessaire pour soutenir quelqu'un au second tour d'avoir "des approches identiques sur tout".
"On est dans un moment de choix de société et de rassemblement, il faut rassembler pour gagner"."Je ne peux pas accepter que la France tombe dans la logique de l'affrontement".
Il se réjouit que Ségolène Royal lui ait confié une mission sur la mondialisation et la souveraineté alimentaire. "C'est un geste très important, ça introduit la dimension du rapport de la France au monde, c'est très nouveau de mettre cela dans le débat".
José Bové indique encore qu'il sera mardi au concert-meeting de soutien à Ségolène Royal au stade Charléty.
DA: le site national
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15.11.2006
Pourqui Ségolène par J.LANG
Jack Lang apporte son soutien à Ségolène RoyalJack Lang a donné sa préférence pour l'investiture présidentielle du PS. Ségolène Royal, a-t-il expliqué sur TF1, dimanche 5 novembre, est celle qui, "dans l'état actuel des choses, a le plus de chances de battre la droite".
Il a indiqué partager avec Mme Royal "les mêmes valeurs", même si, "sur certains sujets, les approches ne sont pas les mêmes". Et puis "faire accéder à la présidence de la République une femme" serait, selon lui, "un événement historique".
L'important, a-t-il ajouté, c'est qu'elle soit désignée dès le premier tour du vote des militants socialistes, le 16 novembre, afin de donner à la candidate socialiste toute "l'autorité morale, l'élan, la force" nécessaires pour affronter ensuite la droite.
16:30 Publié dans Ils la soutiennent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pourquoi Ségolène par Ch.FITERMAN
Charles Fiterman soutient Ségo
Comme quoi Ségolène rassemble largement à gauche sans avoir besoin de le revendiquer et de s'en justifier !
La démarche politique de Ségolène Royal a l'immense mérite de chercher à mettre en mouvement la société elle-même. Ne tuez pas l'espérance !
Par Charles Fiterman, ancien ministre communiste du Gouvernement Mauroy
LIBERATION.FR : vendredi 10 novembre 2006
C'est devenu une banalité que de souligner les changements considérables qui affectent la société et le monde depuis une vingtaine d'années. Ils concernent les sciences, les technologies, les façons de produire et les produits eux-mêmes, l'organisation des productions et leur répartition sur la planète, l'organisation politique du monde et les relations entre les pays et les humains, les modes de vie, les mœurs.
Il est pourtant un domaine qui, pour l'essentiel, échappe à ces mutations, qui tarde à les traduire, c'est celui du politique. Ses repères, ses concepts, ses structures, ses pratiques sont encore largement ceux du passé. Ce qui nuit gravement à son efficacité et est à la base de la distance, dangereuse pour la démocratie, prise entre les citoyens et leurs représentants. Je suis de ceux qui pensaient que la novation nécessaire passerait par l'étude, la recherche, le débat à partir desquels s'élaboreraient une nouvelle donne, de nouveaux concepts et de nouvelles formes politiques, susceptibles de faire l'objet de décisions de congrès. Les circonstances, et sans doute aussi les hommes, ne l'ont pas permis.
Il y a certes eu des initiatives prometteuses dans les années 90 : le mouvement Refondations, les Assises de la transformation sociale. Des idées ont été lancées comme cette "nouvelle alliance des couches populaires et des couches moyennes" avancée par Lionel Jospin. Mais les actes n'ont pas suivi. Le désastre du 21 avril 2002 me semble devoir pour beaucoup à cette absence d'ouverture d'une perspective politique mobilisatrice et rassembleuse.
Il a fallu ensuite éviter la dispersion des forces, relancer l'action - François Hollande a le mérite de s'y être consacré avec succès - et faire face à un débat européen qui a remis au premier plan la division traditionnelle de la gauche sur ce point. Mais le principal n'a pas pu se faire.
Et voilà que dans la préparation de l'élection présidentielle émerge d'une façon inattendue une personnalité, une candidature : celle de Ségolène Royal. On a dit et on répète qu'il n'y a là qu'un effet d'image, le résultat d'un battage médiatique et sondagier. Bien sûr, ses concurrents et ses critiques ne se préoccupent pas de leur propre
image, ne prennent jamais connaissance des sondages, ne choisissent pas leurs postures en fonction de ce qu'ils perçoivent de la société !
Soyons sérieux, l'image compte, elle n'est pas neutre. Et celle que renvoie Ségolène Royal, inhabituelle à ce niveau en France, c'est celle d'une femme volontaire, intelligente, tenace. Son langage est direct, concret, sans détours.
Il n'y a pas dans le discours qu'une musique des mots, il y a les mots eux-mêmes. J'ai pris la peine d'en faire une lecture attentive, sans me contenter de ce qu'en disent les médias. J'y ai trouvé des orientations fortes et neuves, qui rejoignent celles que je défends, avec d'autres, depuis plus de dix ans.
· D'abord, la promotion d'un nouveau type de développement qui lie étroitement la croissance économique, le progrès social et la prévoyance environnementale. C'est le développement qualifié de durable, pris dans toute sa dimension.
Et puis, une liaison nouvelle établie dans les objectifs et dans l'action entre l'individu et le collectif,· entre les indispensables transformations réalisées par la volonté collective démocratique et la prise de responsabilité de l'individu, encouragée et élargie par des libertés nouvelles. Il y a là une leçon essentielle tirée de l'échec du collectivisme.
Et puis encore, cet· " ordre juste " qui associe pleinement sécurité et justice, dans le droit fil des combats de la gauche. Prétendre que l'ordre n'entre pas dans les objectifs de la gauche, ériger en préalable à son établissement la solution de tous les problèmes sociaux, c'est être sourd à l'exigence qui monte des milieux les plus populaires, les plus confrontés à tous les désordres, c'est oublier que la sécurité est une condition première de la vie.
Enfin, et surtout, il y a cette· " révolution démocratique ", cet appel à un nouvel âge de la démocratie qui fasse une place nouvelle à l'intervention citoyenne. C'est ce que demande toute une partie de la gauche depuis des décennies.
Au regard de l'orientation ainsi affirmée, des possibilités qu'elle ouvre, les polémiques agressives sur telle ou telle expression, telle ou telle forme suggérée, que l'on peut toujours améliorer, sont subalternes et un peu ridicules.
La novation, elle s'exprime à travers tout cela, et c'est parce que Ségolène Royal, par ce qu'elle est et par ce qu'elle dit, en est porteuse que sa candidature a l'impact constaté dans le pays. Les sondages ne font que refléter le phénomène, de façon sinon exacte, en tout cas approchée.
Alors, il ne faut pas, il ne faut surtout pas tuer l'espérance. Ne nous racontons pas d'histoire, lui tourner le dos, c'est laisser le champ libre à la démagogie de l'extrême-droite et à la victoire de la droite.
Ce qui nous est proposé avec Ségolène Royal, ce n'est certes pas un avenir dépourvu de soucis et de problèmes. La novation est à construire. Mais l'immense mérite de la démarche qu'elle propose, c'est précisément d'ouvrir l'espace et les chemins de cette construction, de favoriser la mise en mouvement de la société elle-même. Et s'il y a une leçon à tirer du passé, c'est bien que sans ce mouvement, un gouvernement aussi bon soit-il, ne peut conduire au succès les réformes nécessaires.
Le Parti socialiste tout entier, et chacune et chacun de ses membres ont une responsabilité devant l'histoire. Ils peuvent permettre à la France de retrouver cet élan créateur qui a marqué les grands moments de son histoire. Ils peuvent aussi à cette occasion permettre à leur parti de gagner une place nouvelle dans ce pays et à la gauche tout entière d'engager de façon significative sa rénovation.
Quel dommage si nous manquions ce premier rendez-vous avec le socialisme du 21ème siècle !
Charles Fiterman, Libération du 10/11/2006
16:30 Publié dans Ils la soutiennent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pourquoi Ségolène ? par Yvette ROUDY
Pourquoi Ségolène ?
Parce qu'elle apporte un peu d'air frais dans un univers de plus plus pollué par le mensonge, la calomnie, "les petits arrangements entre amis", le sans gêne, la suffisance, l'arrogance des gens en place, les privilèges. Tous ces défauts que la droite sait si bien incarner mais que certains à Gauche ont - avec le temps - contractés.
Trop de leaders à Gauche sont en outre fatigués, usés, vieillis. L'usure du pouvoir n'est pas un leurre. Il faut prévoir des rotations, des remplacements réguliers.
Aujourd'hui plus que jamais nous avons besoin de changement, de renouveau.
Ségolène incarne ce changement tout comme Arnaud Montebourg mais avec - en plus - quelques années d'expériences précieuses qu'elle a acquises par un travail continu, des conquêtes de terrain difficiles.
C'est une femme qui a appris , depuis ses premières années, que rien n'est jamais acquis, que tout doit se conquérir par le travail, l'effort, le mérite, ces valeurs qu'elle prône avec conviction .
On croit en ce qu'elle dit parce qu'elle y croit.
Elle est différente.
Non seulement parce qu'elle est une femme et que cela en soi est un évènement dans ce cercle très fermé des candidats à la Présidentielle, où son apparition est ressentie comme une transgression mais parce qu'elle fait de la politique différemment. Son parcours, son langage, ses méthodes, ses analyses, son style , son approche sont différents. Les mots simples qu'elle trouve pour dire les choses nous touchent directement. Elle s'appuie sur son expérience, sur son expertise, sur ses convictions qui sont grandes tout en sollicitant l'expérience, et l'expertise de tous et toutes. Elle n'a pas peur du peuple et veut reconquérir sa confiance que nous avons perdue.
Elle nous redonne confiance en la politique, confiance en la Gauche.
Pour elle, le socialisme n'est pas une momie enveloppée de bandelettes doctrinales. Il est vivant. Elle incarne son renouveau.
Il faut la soutenir.
Yvette Roudy
16:27 Publié dans Ils la soutiennent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note