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27.04.2007

Ségolène Royal promet des ministres UDF si…

En marge d'un meeting où elle appelle au rassemblement, elle lance un nouveau message clair

Ségolène Royal a reçu le soutien de Daniel Cohn-Bendit. Pour le co-président du groupe des Verts européens, favorable à un rapprochement avec les centristes, "une ouverture aux électeurs de Bayrou, ce n'est pas sacrifier la gauche".

Daniel Cohn-Bendit est TPS. Tout Pour Ségolène. À Montpellier, le fougeux co-président du groupe des Verts européens a clairement dit ce que la candidate socialiste n'a suggéré qu'à mots couverts. Si elle veut gagner le 6 mai, la gauche doit s'ouvrir aux centristes. Sur des terres conquises - Montpellier a placé Ségolène Royal en tête avec 34,6 % -, Dany s'est fait l'apôtre de la main tendue : "Je persiste et signe, l'ouverture aux électeurs de François Bayrou, ce n'est pas sacrifier la gauche. Quand les uns disent qu'ils ne veulent pas d'un État tout UMP, nous, nous ne voulons pas d'un État simplement PS."

Le nom de François Bayrou n'est pas très applaudi mais Daniel Cohn-Bendit n'en démord pas. Dans son opération d'"exfiltration de François Bayrou de sa droite natale", il avance par syllogismes. "Je dis à François Bayrou : François, tu as soutenu Prodi contre Berlusconi. Berlusconi, l'homme du pouvoir de l'argent, du pouvoir des médias, soutient Sarkozy. Tu dois soutenir Ségolène contre Sarkozy !" Et, avant le meeting, il avait même ajouté : "Bayrou ne doit pas sacrifier la France à son avenir, sinon Sarkozy aura ses danseuses comme Éric Besson, ses danseurs comme Gillesde Robien et il fera froufrou avec eux."

La "candidate du renouveau" n'a jamais cité, elle, le nom de François Bayrou. Au lendemain de l'appel de Valence, Ségolène Royal a simplement appelé les Français à la "convergence". "Pour élargir ce rassemblement, pour lui donner les couleurs de l'arc-en-ciel, à tous ceux qui ont souligné le danger d'une droite dure, d'une droite généreuse pour les plus aisés et les plus riches, je veux dire que les valeurs humaines doivent l'emporter sur les valeurs boursières".

Mais, face à ses supporteurs venus de tous les coins du Languedoc-Roussillon et même des Bouches-du-Rhône, emmenés par Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, Ségolène Royal ne veut pas aller plus loin. Aux "additions arithmétiques", elle dit préférer "la multiplication des talents, des énergies". Comme si, face à ses électeurs, elle se refusait à entrer de plein pied dans cette opération de séduction des électeurs UDF, préférant envoyer des messages comme cette heure passée, le matin-même, à son QG de campagne parisien, avec Jacques Delors.

François Bayrou n'a-t-il pas rêvé d'un Delors jeune comme Premier ministre ? Ségolène Royal en a révélé quelques détails de l'opération de rapprochement, en salle de presse: "Si François Bayrou rejoint le pacte présidentiel, bien sûr qu'il y aura des ministres UDF." Elle a également précisé ce que pourrait être une rencontre PS-UDF : quatre à cinq négociateurs de chaque côté, dont l'ancien président de la Commission européenne.

À eux d'analyser les propositions Bayrou compatibles avec le programme de Royal, y compris la proportionnelle que la candidate a évoquée. Elle a estimé qu'il "reste possible" de trouver un accord sur son pacte. Pas d'appel en public à Bayrou, pas de coups directs non plus à son adversaire du second tour. "Le pays doit échapper au cauchemar qui lui est promis par ailleurs. Ce cauchemar n'est pas une fatalité."

Les jours qui la séparent du 6mai, elle va en user pour "convaincre tous ceux et celles qui doutent encore à nous rejoindre". Et argument qu'elle jette, en fin de campagne, dans la balance : "Pourquoi bouder son plaisir et ne pas admettre que si les Français font le choix de l'audace de porter une femme à la présidence de la République, alors ce sera un événement planétaire? Et vous ne le regretterez pas."

Au Zénith de Montpellier, un autre ne boudait pas son plaisir. Exclu du PS en janvier pour ses propos sur le nombre de Blacks dans l'Équipe de France de foot, Georges Frêche, le tumulteux président de la région Languedoc Roussillon, a été acclamé. Une ovation pour un baron socialiste déchu qui ne demande qu'à rentrer dans les rangs.



Luc Leroux, envoyé spécial à Montpellier (lleroux@laprovence-presse.fr)
Publié le mercredi 25 avril 2007 à 05H16
LA PROVENCE

Capture d'images

Il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage

Dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage.

Ségolène Royal sur TF1.

Ségolène Royal affirme que son projet de Contrat « est très efficace et je la mettrai en œuvre".

Insistant sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées", elle ajoute que "dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage, les aides économiques qui ne sont pas justifiées".

A propos de l'éventualité d'une nomination de François Bayrou comme Premier ministre si elle était élue présidente, Ségolène Royal précise : "Je crois que nous n'en sommes pas là. De toute façon, le choix des ministres, je l'ai souvent dit, se fera sur des critères politiques" notamment celui de faire partie de "la majorité présidentielle".

"Il n'est pas dans la tradition de donner à l'avance le nom de son Premier ministre ou la composition de son gouvernement. Mais rassurez-vous, j'ai des idées, je suis prête, je crois pouvoir rassembler une équipe très talentueuse autour de moi pour faire en sorte que la France aille mieux".

Elle confirme être prête à accueillir des ministres UDF au sein de son gouvernement: "je le dis sans détour. J'ai vu qu'on m'avait reproché d'avoir dit cela, ici ou là, mais je le dis clairement devant tous les Français et pas dans des tractations de couloirs".

"Ce ne sont pas des tractations de partis politiques, nous n'en sommes pas là, mais ma responsabilité politique, c'est de rénover la politique française, donc je fais cet effort, je tends cette main parce que je crois que des millions de Français attendent que l'on rénove la politique et que l'on puisse rassembler les meilleures idées, celles qui peuvent marcher"

Intérrogée sur les régimes spéciaux des retraites, elle répond "Il y a d'autres injustices plus criantes que celles des régimes spéciaux, je pense en particulier à ce qu'ont subi les femmes du fait de la réforme Raffarin sur les retraites".

Les femmes ont été "durement pénalisées" par la réforme "puisque ce sont souvent les femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants et qui ont subi du chômage partiel".

Soulignant que l'"on voit aujourd'hui des femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui partent à la retraite avec un niveau de retraite à peine supérieur au minimum vieillesse", la candidate socialiste assure : "c'est insupportable et là dessus je réformerai la loi sur les retraites".

Sur l’alignement de la durée de cotisation entre le public et le privé, Ségolène Royal souhaite "des convergences pour que les Français aient le sentiment que les efforts sont équitablement répartis".

Elle répète que "toutes les modifications du droit social seront précédées d'une négociation entre partenaires sociaux".

Concernant le débat avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal rappelle "Cette campagne a été très longue, donc je pense pouvoir maîtriser". Elle ajoute "maîtriser les sujets avec compétence, avec détermination, avec constance, avec sérénité, avec un équilibre intérieur, je crois sans faille".

"J'ai surmonté beaucoup d'épreuves pour être ce soir devant vous, ça n'était pas prévu au départ". "Moi, je n'ai pas je ne sais quelle nouvelle marche à monter pour moi-même".

"J'ai été portée par un mouvement populaire, par une opinion. Je veux gagner cette élection".

La candidate revient sur "quinze ans d'itinéraire politique, où sans y penser, petit à petit les choses se sont enclenchées, se sont engagées, se sont succédées" et rappelle "les sept ans auprès de François Mitterrand", puis son poste "de députée d'un département rural pendant quatre mandats successifs". Et "je voyais que les électeurs me faisaient confiance". "Après je me suis occupée de ma région et ensuite il s'est passé le débat interne".

"J'ai senti un soutien des gens, un soutien populaire, c'est cela qui m'a apporté c'est pour cela que j'ai une responsabilité majeure. Je mesure la chance qui est la mienne et aussi la gravité du moment".

Il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage

Dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage.

Ségolène Royal sur TF1.

Ségolène Royal affirme que son projet de Contrat « est très efficace et je la mettrai en œuvre".

Insistant sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées", elle ajoute que "dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage, les aides économiques qui ne sont pas justifiées".

A propos de l'éventualité d'une nomination de François Bayrou comme Premier ministre si elle était élue présidente, Ségolène Royal précise : "Je crois que nous n'en sommes pas là. De toute façon, le choix des ministres, je l'ai souvent dit, se fera sur des critères politiques" notamment celui de faire partie de "la majorité présidentielle".

"Il n'est pas dans la tradition de donner à l'avance le nom de son Premier ministre ou la composition de son gouvernement. Mais rassurez-vous, j'ai des idées, je suis prête, je crois pouvoir rassembler une équipe très talentueuse autour de moi pour faire en sorte que la France aille mieux".

Elle confirme être prête à accueillir des ministres UDF au sein de son gouvernement: "je le dis sans détour. J'ai vu qu'on m'avait reproché d'avoir dit cela, ici ou là, mais je le dis clairement devant tous les Français et pas dans des tractations de couloirs".

"Ce ne sont pas des tractations de partis politiques, nous n'en sommes pas là, mais ma responsabilité politique, c'est de rénover la politique française, donc je fais cet effort, je tends cette main parce que je crois que des millions de Français attendent que l'on rénove la politique et que l'on puisse rassembler les meilleures idées, celles qui peuvent marcher"

Intérrogée sur les régimes spéciaux des retraites, elle répond "Il y a d'autres injustices plus criantes que celles des régimes spéciaux, je pense en particulier à ce qu'ont subi les femmes du fait de la réforme Raffarin sur les retraites".

Les femmes ont été "durement pénalisées" par la réforme "puisque ce sont souvent les femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants et qui ont subi du chômage partiel".

Soulignant que l'"on voit aujourd'hui des femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui partent à la retraite avec un niveau de retraite à peine supérieur au minimum vieillesse", la candidate socialiste assure : "c'est insupportable et là dessus je réformerai la loi sur les retraites".

Sur l’alignement de la durée de cotisation entre le public et le privé, Ségolène Royal souhaite "des convergences pour que les Français aient le sentiment que les efforts sont équitablement répartis".

Elle répète que "toutes les modifications du droit social seront précédées d'une négociation entre partenaires sociaux".

Concernant le débat avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal rappelle "Cette campagne a été très longue, donc je pense pouvoir maîtriser". Elle ajoute "maîtriser les sujets avec compétence, avec détermination, avec constance, avec sérénité, avec un équilibre intérieur, je crois sans faille".

"J'ai surmonté beaucoup d'épreuves pour être ce soir devant vous, ça n'était pas prévu au départ". "Moi, je n'ai pas je ne sais quelle nouvelle marche à monter pour moi-même".

"J'ai été portée par un mouvement populaire, par une opinion. Je veux gagner cette élection".

La candidate revient sur "quinze ans d'itinéraire politique, où sans y penser, petit à petit les choses se sont enclenchées, se sont engagées, se sont succédées" et rappelle "les sept ans auprès de François Mitterrand", puis son poste "de députée d'un département rural pendant quatre mandats successifs". Et "je voyais que les électeurs me faisaient confiance". "Après je me suis occupée de ma région et ensuite il s'est passé le débat interne".

"J'ai senti un soutien des gens, un soutien populaire, c'est cela qui m'a apporté c'est pour cela que j'ai une responsabilité majeure. Je mesure la chance qui est la mienne et aussi la gravité du moment".

25.04.2007

Lettre dans LIBERATION

Le romancier Dan Franck publie demain un éditorial dans Libération sur un certain Besson.
Dans les pièces de théâtre de Boulevard, ce type de personnage joue les traîtres de service


Lettre ouverte à Eric Besson, député socialiste de la Drôme.

Monsieur,

Je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais lu. A peine entendu. Je ne sais pas à quoi vous ressemblez, j’ignore vos désirs, vos souffrances, vos vices, vos vertus. Je partage avec vous un caractère pulsionnel et le goût des colères. C’est tout. Cela suffit. En quelques semaines, vous avez écrit un livre qui s’est vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires : le parti socialiste vous avait offensé, ce fut là votre réaction. En quelques minutes, je vais écrire cette lettre que j’enverrai à Libération : vous m’avez heurté, c’est là ma réaction.
J’ai entendu les paroles que vous avez prononcées à Dijon devant des militants de l’UMP : « Il y a quatre mois à peine, je participais au début d’une entreprise délibérément conçue de diabolisation du favori de l’élection présidentielle ». Pour battre Nicolas Sarkozy, avez-vous expliqué, il fallait « le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu’il fasse peur. » Vous y êtes parvenu : il vous a fait peur. Si peur, même, que, plutôt que de le combattre, vous avez choisi de faire allégeance, toutes pompes cirées : « Dans cette entreprise, j’ai pris ma part, trop largement ma part, et je suis reconnaissant à Nicolas d’avoir bien voulu, parce que nous nous connaissions, mettre cela sur le compte du combat partisan. »
Il ne vous en veut pas. Il a tort : qu’y a-t-il de pire qu’un lèche-cul ? Un suspect. Vous êtes un suspect. Vous rompez avez le parti socialiste après en avoir été le secrétaire national chargé des questions économiques. C’est votre droit. Vous écrivez un livre dans lequel vous brûlez ce que vous avez adopté, adoré, crachant dans une soupe qui désormais vous répugne. C’est votre problème. Vous ralliez le camp ennemi. C’est votre conscience. Vous conchiez le parti qui vous a élu, vous, encore député socialiste de la Drôme, et ce sont les électeurs que vous offensez, ceux qui vous ont choisi, grâce à qui votre nom vous permet de vendre des livres – et moi, qui ne suis pas militant socialiste, qui n’ai pas soutenu publiquement Ségolène Royal, mais que ces manières dégoûtent et, surtout, effraient : moins parce qu’elles sont les vôtres que parce qu’elles sont utilisées par ceux que vous servez désormais. La démocratie n’a rien à faire de ces répugnances. Elles lui sont étrangères. D’où ma colère. Et ma crainte.
Je vais voter pour la gauche. Elle est ma famille comme elle fut la vôtre. Je la quitterais immédiatement si, pour gagner, elle recourait à des moyens aussi dégueulasses : transformer un économiste distingué en homme-sandwich pris entre le beurre, l’argent du beurre… et le cornichon. Vous êtes un exemple à ne pas suivre : s’il faut se coucher comme vous l’avez fait pour bien dormir, autant rester debout et veiller. Merci pour la leçon, et bonne nuit, Monsieur Besson.



Dan Franck

Ségolène Royal s’est entretenue avec Jacques Delors

"Jacques Delors a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture".

"Il a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture et sur cette volonté d'essayer de travailler à la convergence des idées qui peuvent servir la France et lui permettre d'avancer".

Mme Royal évoque "la valeur centrale dont la France a besoin aujourd'hui, c'est-à-dire l'Etat impartial", mais aussi "la défense des libertés publiques, la nécessité de procéder à un référendum et surtout de refuser la solution d'un mini-traité" européen. Le "mini-traité" est la solution avancée par Nicolas Sarkozy pour remplacer la Constitution européenne rejetée par les Français en 2005.

"Nous avons beaucoup parlé aussi des questions relatives à l'emploi, au chômage, à la formation professionnelle".

La candidate PS ajoute que le chef du gouvernement italien Romano Prodi sera présent à son meeting de Lyon vendredi. Romano Prodi, qui se trouve à la tête d'une vaste alliance de neuf partis de gauche, a estimé lundi qu'une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou permettrait d'apporter "clarté et ordre" dans le paysage politique français, selon des propos rapportés par l'agence Ansa.

L'art d'aimer


6mai
envoyé par niorflan

Les consignes de vote pour le second tour, candidat par candidat


La candidate des Verts, Dominique Voynet, a appelé à voter pour Ségolène Royal.

Olivier Besancenot a appelé sur France 3 à "battre la droite dans la rue et dans les urnes", lançant un appel implicite à voter pour Ségolène Royal au second tour.

Le candidat altermondialiste José Bové a prôné une "gauche unie et forte" et a appelé les électeurs à battre le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, au second tour. "Comme nous n'avons cessé de le dire, nous ne nous résignons pas à cette division (de la gauche)", a-t-il déclaré aux militants altermondialistes.

Marie-George Buffet, candidate du PCF, a appelé ses électeurs à voter pour Ségolène Royal au second tour.

De même qu'Arlette Laguiller.

Gérard Schivardi ne s'est pas encore exprimé.

François Bayrou n'a pas donné de consigne de vote.

Interrogé sur un éventuel appel au vote pour Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen a répondu : "Nous verrons cela dans les jours qui viennent, et ce n'est pas à l'ordre du jour. Nous avons toute la semaine pour prendre nos décisions. Je donnerai une consigne le 1er mai."

Frédéric Nihous, candidat de Chasse, Pêche, Nature, Traditions (1,3 %), a annoncé qu'il attendrait les prochains jours "pour voir s'il y a lieu de donner des consignes de vote".

Philippe de Villiers a refusé dimanche soir d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour, assurant n'être "pas propriétaire de [ses] voix".



Le Monde.fr
LEMONDE.FR | 22.04.07 | 23h11 • Mis à jour le 22.04.07 | 23h17

Le discours devant SOLFERINO

medium_1_tour_3.jpgUn rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement.

Ségolène Royal devant le siège du Parti Socialiste au soir du 1er tour.


Merci de m'avoir attendue, aussi tard. Je remercie à nouveau tous les électeurs et toutes les électrices qui nous ont donné ce score extraordinaire.

Merci à tous les partenaires de la gauche et aux écologistes dès ce soir rassemblés sous mon nom.

Un rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement.

La bataille commence dès ce soir.

Pour nous conduire vers la victoire, j'ai besoin de vous, bien sur de tous les militants socialistes mais bien au-delà, je n'appartiens plus aujourd'hui seulement aux militants socialistes.

Je dois aller au-delà, bien sûr en rassemblant toute la gauche et les écologistes mais aussi, encore au-delà, pour rassembler une majorité de Français qui veulent vraiment que ça change, que ça change vraiment. Et qui veulent aussi que le pouvoir sortant rende des comptes. Ce sera ce que nous allons faire dans les jours qui viennent, pour que la France se relève, pour que nous défendions nos valeurs, parce que l'ancien système ne fonctionne plus, et je vous invite à l'imaginer, cette France qui a envie d'aller de l'avant alors tourner vous vers tous les Français, tournez vous vers tous les citoyens.

Je vois beaucoup de jeunes, je fais appel à toutes les forces de la jeunesse, c'est pour ces forces de la jeunesse que nous construisons aujourd'hui une France plus juste et un monde meilleur. C'est sur cette énergie là que je vais m'appuyer pour mener cette bataille et pour la gagner.

Demain soir, j'appelle à un grand rassemblement à Valence, c'est la première étape, et mardi soir à Montpellier, c'est la deuxième étape, et ainsi de suite. Et d'étapes en étapes, je sens une vague qui va se soulever, cette vague qui, aujourd'hui, a conduit des millions et des millions de Français vers les urnes et notamment ceux qui pensait que la politique ne comptait pour rien, nous avons donc une responsabilité essentielle, une responsabilité majeure, celle de réussir le changement, celle de construire cette France neuve et c'est à cela que je vous appelle, alors mobilisez vous, avançons, en avant !

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