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27.03.2007

Nicolas Sarkozy : un projet politique dangereux pour la France

Si Nicolas Sarkozy n’a pas de programme précis et s’il multiplie les propos contradictoires (sur les baisses d’impôt, l’euthanasie...), il dévoile pourtant, au fur et à mesure de sa campagne et malgré ses propos racoleurs, sa vraie nature.Son projet politique est profondémentlibéral et fortement autoritaire.Appliqué, il provoquerait un conflit permanent dans la société française : entre les générations, dans le monde du travail, sur les territoires et dans la vie politique.Ce n’est pas ce que veulent les Français.

1/Nicolas Sarkozy veut précariser le travail
Travailler plus pour gagner plus ? Fausse liberté, vrai frein à l’emploi C’est l’employeur et non le salarié qui décide
des heures supplémentaires, qu’il peut même imposer. « Travailler plus » est donc une fausse liberté pour le travailleur mais peut en revanche devenir une vraie contrainte.
Les entreprises auront intérêt à charger leurs salariés les plus productifs d’heures supplémentaires
exonérées plutôt que d’embaucher.
Cette mesure empêchera la création d’emplois stables et pénalisera les comptes de la Sécurité sociale.Un CPE pour tous ? Le rêve de la fin du droit du travail Nicolas Sarkozy souhaite un contrat avec une séparation sans motivation. Il parle d’un divorce à l’amiable, mais c’est le patron qui emporte les meubles. Derrière ses nombreux revirements sur le sujet, une chose est sûre : ce sera finalement la séparabilité
imaginée par le MEDEF...

2/Nicolas Sarkozy :le renoncement et l’affrontement
Les peines planchers : après le tout répressif, le tout carcéral Nicolas Sarkozy propose des peines automatiques.
Il nie ainsi la capacité des juges de comprendre et sanctionner avec justesse.
L’automatisation des peines multiplierait par trois le nombre de détenus dans des prisons déjà saturées. Elle empêcherait tout accompagnement et augmenterait ainsi le nombre de récidivistes. L’admiration de Nicolas Sarkozy pour le « tout carcéral » à l’américaine est mauvaise conseillère.Après le démantèlement de la police de proximité, Nicolas Sarkozy prône une police des quartiers ?Ce revirement cache mal son mauvais bilan sur la sécurité et le fait que les méthodes qu’il a imposées à la police (tout répressif, quotas d’interpellations et de gardes- à-vue...) se révèlent inefficaces.

3/Nicolas Sarkozy : le candidat qui protège les très grandes fortunes, pénalise les plus pauvres et affaiblit les services publics
En multipliant les promesses électorales coûteuses il veut supprimer en même temps 68 milliards de recettes publiques Nicolas Sarkozy a promis d’alléger les impôts quatre fois plus que Margaret Tatcher : promesse démagogique et irresponsable qui aggraverait les déficits publics et la dette... Proposition injuste : baisse d’impôts en faveur des mieux lotis (suppression des droits de succession, bouclier fiscal, réforme de l’ISF), augmentation des prélèvements pour le plus grand nombre (franchise de soin pour tous par exemple). À défaut de diminuer les prélèvements obligatoires pour tous, il le fera uniquement pour les plus riches.
Non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite :Ce qu’il ne dit pas : cela signifierait concrètement une baisse massive du nombre de professeurs dans les écoles ou d’infirmières dans les hôpitaux, de policiers dans les quartiers...alors même que cela ne rapportera que peu de chose au budget de l’Etat (moins de 5 Mds € en 5 ans).

4/Nicolas Sarkozy sous influence américaine
Au moment où notre pays est confronté à la mondialisation, Nicolas Sarkozy s’affirme comme le candidat du renoncement par un triple alignement :

1. L’alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, comme l’a si bien signifié sa visite à George W. Bush et, à cette occasion, ses propos dénonçant l’attitude arrogante
de la France.

2. L’alignement de son projet au modèle économique et social anglo-saxon qui prône le chacun pour soi, comme en témoigne son dénigrement permanent du modèle français.

3. L’alignement sur le modèle sécuritaire et communautariste.

5/Nicolas Sarkozy : la rupture...avec la droite républicaine ?
Nicolas Sarkozy qui essaye aujourd’hui piteusement de se présenter comme l’héritier de Jacques Chirac, n’a retenu de celui-ci que l’écart entre les discours et les actes, oubliant les valeurs essentielles de la République.
Dès que la compétition à Droite se fait plus dure et que le FN commence à exercer une pression, Nicolas Sarkozy court derrière Jean-Marie Le Pen. De l’appel à donner des signatures à Jean-Marie Le Pen en passant par la création d’un ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration, Nicolas Sarkozy s’éloigne de la règle d’isolement du FN qu’avait fixée Jacques Chirac.
À l’évidence pour le 2ème tour, Nicolas Sarkozy sait qu’il devra d’abord compter pour son élection sur le bon vouloir du FN.

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