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06.12.2006
Le siège du PS petit à petit transformé en QG de campagne
Ségolène Royal ayant annoncé son intention de faire du siège du Parti socialiste son QG de campagne, la réorganisation de la rue de Solférino doit débuter cette semaine par des travaux d'agrandissement.
Pour gagner de l'espace, le PS envisage notamment de couvrir la cour intérieure du bâtiment pour y installer des bureaux pour toute la durée de la campagne, explique Stéphane Le Foll, numéro deux du parti.
L'équipe rapprochée de la candidate présidentielle doit s'installer de son côté dans des locaux de 360 m² boulevard Saint-Germain, mais certains de ses proches, notamment son co-directeur de campagne, François Rebsamen, ou le directeur adjoint chargé de l'organisation, Patrick Mennucci, devraient élire domicile à Solférino.
Le bail du nouveau local n'a pas encore été signé, dans l'attente de la mise en place de l'association de financement de campagne, lundi soir ou mardi, a-t-on appris dans l'entourage de Ségolène Royal.
Il faudra probablement quinze jours avant de pouvoir s'installer dans ces nouveaux locaux, situés à un jet de pierre du PS, contrairement à la campagne de 2002, où l'équipe Jospin s'était exilée dans le Xe arrondissement.
Pour l'instant, 118 personnes travaillent au siège du PS, et Ségolène Royal devrait les rencontrer mercredi matin.
"Il va falloir se serrer", reconnaît Stéphane Le Foll mais "des synergies vont se créer", assure-t-il, coupant court aux critiques de "campagne à deux têtes".
AVANTAGES "EN NATURE"
Le député européen revendique une même "liberté" pour le parti et la candidate. "Une fusion n'aurait pas de sens. On fera en sorte que les deux convergent".
La rationalisation est en marche: rapprochement dans un même bureau des personnes travaillant sur les mêmes dossiers ou utilisation tournante en fonction de la présence des députés, qui ne sont généralement à Paris que les mardis et mercredis.
La mise à disposition de salariés, l'envoi de courrier ou la surveillance internet, qui devraient échoir à Solférino, sont considérés comme des avantages "en nature" fournis par le PS à la candidate.
Les travaux d'aménagement, les meetings de campagne ou les déplacements de la candidate seront imputés aux comptes de campagne, gérés par l'association de financement.
Au total, les partis sont autorisés à dépenser 20 millions d'euros pour les deux tours, une somme remboursée pour moitié par l'Etat à toutes les formations qui dépassent les 5% des voix.
Ségolène Royal réfute toute comparaison négative avec la campagne de 2002, gérée par une grosse équipe installée dans "L'Atelier". Mais plusieurs de ses proches estiment que l'édition 2007 doit à tout prix s'éloigner de ce modèle.
"On était plus de trente tous les matins autour d'une table. Difficile de se sentir responsabilisé", raconte un "ancien", alors que la candidate, qui a nommé sa garde rapprochée de quinze personnes mardi dernier, leur réclame une "implication personnelle maximum".
lundi 4 décembre 2006, mis à jour à 20:28
Reuters
L'EXPRESS
15:55 Publié dans Lu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note