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31.10.2006

Et oui elle a de l'humour.....

medium_7285599.jpgSégolène Royal a été proclamée lundi lauréate du prix "Press Club, Humour et politique", pour sa phrase : "même quand je ne dis rien, cela fait du bruit".

La présidente de Poitou-Charentes avait utilisé la formule victorieuse dans un entretien à VSD le 5 avril, a-t-on précisé auprès du jury.

Un peu d'humour dans ce monde de brutes....

Une mère de famille agressée en direct, par Dominique Dhombres
LE MONDE | 25.10.06 | 14h47

Avez-vous vu cette incroyable agression perpétrée par deux voyous contre une mère de famille dans un train de banlieue ? C'était mardi 24 octobre en direct sur La Chaîne parlementaire et en différé sur LCI.

Les deux loubards, très correctement habillés, s'étaient manifestement concertés à l'avance. Ils surveillaient leur proie depuis des semaines dans la cité. Elle faisait trop la fière, ne leur jetait pas un regard, ne leur accordait aucune attention. Dès qu'elle est montée dans le train, ils l'ont suivie puis l'ont poussée vers l'extrémité du wagon.

Evidemment, aucun des autres passagers n'a réagi. Et c'est alors que l'impensable s'est produit. La victime ne s'est pas laissé faire. Elle s'est rebiffée et leur a dit leur fait. Elle n'a pas davantage peur d'eux que du peuple. Elle maintient tous ses projets. Les jolies colonies de vacances encadrées par des militaires ou des humanitaires pour les enfants de la cité. Les jurys de citoyens pour surveiller les élus. L'élargissement de la carte scolaire. Toute la gamme ! Ils s'attendaient à ce qu'elle pleure, les supplie, leur demande pardon.

Rien de tout cela ! Le wagon entier a assisté au spectacle. Enfin, une courageuse mère de famille osait résister à ces deux délinquants, bien connus sur la ligne. Elle ne baissait pas les yeux, ni la voix. Pour un peu, les autres passagers auraient applaudi...

On se moque ? Pas du tout. Cette fois, au moins, on a compris ce qui faisait la différence entre Ségolène Royal et les deux autres. C'est probablement le tournant décisif dans cette campagne pour gagner aussi bien l'adhésion des militants socialistes que celle de tous les citoyens. "Il y a aujourd'hui des pans entiers de la société française qui se sentent exclus du débat public, en particulier dans les catégories populaires. Si l'on pense que tout va bien et qu'il faut continuer comme cela, eh bien, continuons ! Moi, je pense que tout ne va pas bien et qu'il y a une crise démocratique et morale profonde", disait-elle. Face à cette détermination, les emportements calculés de Laurent Fabius sonnaient faux. L'ancien premier ministre a trop mis en scène son indignation en racontant l'histoire de ce Congolais vivant en France depuis plus de vingt ans dont l'épouse risque d'être expulsée.

C'est toujours le problème avec Laurent Fabius. C'est lorsqu'il veut se montrer proche des gens qu'il paraît le moins sincère. Dominique Strauss-Kahn avait également du mal à faire croire à son engagement en faveur de la carte scolaire.

On n'a pas fini de mesurer les effets, dans la vie politique française, de l'entrée en scène d'une mère de famille qui ne s'en laisse pas conter.

DOMINIQUE DHOMBRES

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-827436,0.html

21.10.2006

Soutien des Elus


Pour battre la droite demain : notre choix, c’est Ségolène Royalmedium_Sego2.gif
Les Franciliennes et les Franciliens veulent le changement. Elu-e-s régionaux, nous mesurons au quotidien l’inquiétude, la souffrance mais aussi l’espoir que beaucoup expriment souvent à l’échelon local. En Ile-de-France comme ailleurs, les Franciliennes et les Franciliens veulent être écoutés et entendus, veulent de l’action et non des promesses, veulent une alternative pour une société plus crédible, plus juste.


Notre objectif : battre la droite
La Droite, sous couvert de « rupture », a profondément aggravé en 5 ans le malaise dans lequel se trouve notre Région, notre pays. Les inégalités sociales et territoriales se creusent, les actes de violence ne cessent de croître… Nous sommes plus que jamais face à une Droite sourde aux besoins et demandes de nos concitoyens, une Droite méprisante des institutions et du peuple, une Droite hypocrite qui prône la décentralisation mais qui ne donne aucun moyen aux régions de l’appliquer. C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre en 2007 pour faire barrage à la Droite.

Notre Défi : répondre aux attentes de changement
Les socialistes ont manqué le rendez-vous du 21 avril 2002, les socialistes ont l’obligation, après la victoire des élections régionales en 2004, de réussir celui de 2007. Le projet que les socialistes dans leur diversité ont adopté constitue une authentique volonté de transformation sociale dans une économie mondialisée. Avec ce projet nous pouvons remobiliser dès maintenant les cœurs et les esprits des françaises et des français en mal d’écoute, de considération, de transformation. Pour cela, il est indispensable de choisir la personne capable de nous rassembler, de rassembler la gauche et de répondre aux attentes de toutes celles et tous ceux qui aspirent au changement.

Notre choix : Ségolène Royal
Face à une droite dominante et une extrême-droite inquiétante, Ségolène Royal et sa démarche en faveur d’une politique rénovée dans ses méthodes et dans ses approches est la seule à pouvoir incarner un véritable changement pour le futur de notre Région, de notre pays.
Ségolène Royal est à l’écoute des souffrances des françaises et des français, elle a fait le choix de parler au pays, dans toute sa diversité, en engageant avec beaucoup de courage la reconquête idéologique de la gauche sur tous les terrains : le travail et le dialogue social, la République du respect et de l’égalité réelle des chances, la sécurité de toutes et tous, la réussite scolaire par une mixité sociale réelle et pas seulement formelle, la relance d’une Europe plus dynamique...

Enfin Ségolène Royal souhaite imposer une régionalisation, car si c’est à l’Etat d’être garant d’un ordre économique juste, ce sont les régions qui sont à la manœuvre économique. C’est pourquoi Ségolène Royal souhaite donner aux Régions les moyens de l’action économique.

Avec Ségolène Royal, nous, conseillères et conseillers régionaux issus de toutes sensibilités, nous faisons le choix du rassemblement, du renouveau, du courage et de l’audace, afin que la gauche puisse remettre demain la France en mouvement.

Les élu-e-s régionaux signataires :
Hicham Affane (91), Mirfet Bellaaj-Fekih, Robert Cadalbert (78), Danièle Chazarenc (77), Jeanne Chedhomme (77), Marguerite Cornec (93), Françoise Descamps-Crosnier (78), Julien Dray (91), Philippe Ducloux (75), Brigitte Eude (77), Olivier Galiana (95), Halima Jemni (75), Nathalie Kaufmann (75), Jean-Jacques Lejeune (91), Cécile Madura (95), Sébastien Pietrasanta (92), Claire Robillard (91), Kristyna Roger (93), Agnès Rouchette (95), Lucile Schmid (92), Alain Traca (77)….

13.10.2006

Il parait que Ségolène ne dit rien......

C'est curieux car pour quelqu'un qui, soit disant, ne s'exprime sur rien, il en existe des propositions claires et concrètes....

Il suffit de les lire

A vous de choisir le sujet

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L'Europe

Il faut changer de méthode pour débloquer l’Europe

Ségolène Royal présentait, mercredi 12 octobre, devant une centaine de journalistes, ses propositions pour « débloquer l’Europe », suggérant de « redonner aux citoyens une envie d’Europe » en leur montrant « pourquoi nous sommes ensemble et pour quoi faire ».

« L’Europe est bloquée, nous le voyons tous. La France est isolée. (…)
Les peuples ont découvert qu’une partie de la construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Est-ce une simple zone de libre échange où chaque pays tente de faire concurrence à l’autre en baissant ses impôts et sa protection sociale, quitte à briser la cohésion sociale et à laisser se développer les populismes ? Ou est-ce un ensemble solidaire, uni par des valeurs et par la volonté commune que les pays les riches tirent les autres vers le haut ?

Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. il faut changer de méthode. Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Les institutions doivent être au service des objectifs politiques, pas l’inverse . Il faut d’abord réaliser l’Europe par la preuve et redonner aux citoyens une envie d’Europe. Je propose d’abord une refondation des objectifs européens.

1. L’Europe de la paix :
•Reprise des aides à l’Autorité Palestinienne,
• Proposition d’une Conférence Internationale de Paix au Moyen-Orient,
• Améliorer la coordination judiciaire contre le terrorisme mettre en place un Parquet Européen.

2. Lancer l’Europe des énergies renouvelables :
•Mise en place d’une fiscalité européenne très incitative en faveur des énergies renouvelables et des économies d’énergie.

3. L’Europe de la recherche et de l’innovation :
• Sortir du pacte de stabilité les dépenses relatives à l’innovation et à la recherche, augmenter les budgets dans ce domaine

4. Une agriculture respectueuse de l’Environnement
• Réorienter la PAC
• Régionaliser la gestion des aides PAC.

5. L’Europe des Transports propres :
• Mettre en place une ressource propre, par prélèvement sur les accises ou péages existants, pour financer les réseaux transeuropéens de transport.

6. L’Europe qui protège les salariés :
• Délocalisations : supprimer les aides européennes aux entreprises qui délocalisent d’un pays européen vers un autre pays européen ; au niveau national, faire rembourser les aides publiques aux entreprises délocalisant à l’extérieur de l’Union Européenne ; promouvoir au sein de l’OMC la prise en compte des critères sociaux et environnementaux,
• Mettre en place des minima sociaux européens, avec un calendrier,

7. L’Europe pour les jeunes :
• Offrir le droit à tout jeune en formation (apprentis, étudiants, …) de poursuivre un séjour d’étude dans un autre pays européen que le sien.

A propos de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, Ségolène Royal a rappelé que le processus “se terminera par un référendum. Un certain nombre de conditions doivent être remplies, par rapport à l’inquiétude des opinions sur la stabilité des frontières de l’Europe. Cette question sera débattue. Il faudra pour que le peuple français se prononce, avoir entre-temps apporté un certain nombre de garanties. Le référendum ne sera pas facile. Il va falloir beaucoup de travail, d’évolution, pour que le peuple français se prononce positivement. Ce travail est entre les mains de tous”,

Interrogée sur la coordination des politiques économiques, Ségolène Royal a suggéré une réforme du pacte de stabilité “Le pacte de stabilité est le seul instrument de coordination des politiques économiques. On en connaît les lourdeurs, on sait aussi que parfois les grands pays n’hésitent pas à s’en affranchir. Tout ceci n’est pas sain, et il n’est pas sain non plus que la Banque centrale européenne ait pour seul objectif la maîtrise de l’inflation et non la croissance. Il faut retrouver le sens des choix politique pour piloter l’économie européenne et rendre à l’Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro) capacité de pilotage. Il faut remettre la politique au premier plan.

Ségolène Royal (qui s’est rendue notamment en Autriche, Suède, Espagne et Italie, et a rencontré à Bruxelles le président de la Commission européenne José Manuel Barroso) fera le tour de « la totalité des capitales européennes », à partir de novembre.

« Je veux que les Français retrouvent une envie d’Europe, nous ne laisserons pas l’idée européenne aux libéraux ».

Recherche et Innovation

Recherche et innovation


« Je crois que la gauche est plus capable que la droite de préparer l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

« Il faut investir massivement dans l’innovation et la recherche »
« Comment diviser par deux le chômage d’ici à 2012, comme le promet le PS ? Les pays nordiques y sont parvenus, la France en est capable ! Il faut investir massivement dans l’innovation et la recherche. Choisir un système gagnant-gagnant, et investir dans le nerf de l’innovation et des activités de demain : l’éducation et la recherche. »
Challenges, 13 avril 2006

« Notre recherche devra être, après 2007, une vraie priorité nationale »
« Si de nombreux chercheurs s'installent aux Etats-Unis, c'est parce qu'on leur donne là-bas les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Notre recherche est aujourd'hui asphyxiée : elle devra être, après 2007, une vraie priorité nationale. »
Le Monde, 23 juin 2006

« L’Etat un rôle déterminant »
« L'Etat a un rôle déterminant. Même dans les pays qui se disent libéraux, il intervient plus qu'on ne croit. Aux Etats-Unis, la recherche et l'innovation bénéficient d'investissements publics importants, civils et militaires. En Suède, si à l'aise avec la mondialisation, le modèle d'Etat est très poussé, modernisateur, redistributeur, solidaire, financeur actif de la recherche. »
Le Monde, 23 juin 2006

L’Etat doit intervenir pour instituer une fiscalité très incitative…
« La première mesure à prendre de manière massive, c’est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l’innovation. »
Le Monde, 23 juin 2006

faire prévaloir les projets de long terme…
« L'Etat, lui aussi, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il doit investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme. »
Le Monde, 23 juin 2006

... notamment pour préparer l’après-pétrole
« Il faudra une politique d’innovation très volontaire : lorsque les Suédois se mobilisent pour préparer l’après­pétrole, ils sécurisent leur croissance de demain. Lorsque la région Poitou-Charentes noue avec OSEO un partenariat unique en France, c’est pour renforcer son soutien aux entreprises innovantes en débureaucratisant les systèmes d’aides.»
Challenges, 13 avril 2006

« L’Europe par la preuve » : « stimuler l’Europe de la recherche ».
« Je vois, pour ma part, deux chantiers majeurs pour amorcer cette «Europe par la preuve» : l’environnement et la recherche. Comment ne pas voir que, dans tous les pays européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? (…) Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour faire reculer ces maladies souvent directement liées à la présence de pesticides dans l’alimentation ? Nous avons les intelligences techniques et le potentiel de recherche nécessaires. Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

Ségolène Royal a fait 7 propositions pour une "refondation des objectifs européens". La 3ème proposition porte sur l’Europe de la recherche et de l’innovation : « Sortir du pacte de stabilité les dépenses relatives à l’innovation et à la recherche, augmenter les budgets dans ce domaine »

« Stimuler l’Europe de la recherche. L’Europe continue à avoir du retard sur les Etats-Unis en matière de recherche-développement. Or, la recherche est l’élément clé pour assurer la compétitivité de l’Europe et une croissance durable comme cela a été bien souligné dans la stratégie de Lisbonne. L’éparpillement des budgets et souvent leur faiblesse dans les Etats membres, la mise en concurrence des équipes alors que des synergies seraient plus efficaces sont responsables des faiblesses actuelles. Il faut promouvoir et renforcer, lorsqu’elle existe, une logique de réseaux entre équipes de recherche, et augmenter très fortement le budget de la recherche dans le prochain budget européen. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale

« Le budget européen doit être sensiblement augmenté, avec une priorité à la recherche et au développement »

« La limitation à 1% du PIB du budget européen, soutenue actuellement par la France, prive l’Europe des moyens de mettre en place les politiques rendues nécessaires par les enjeux actuels. Le budget européen doit être sensiblement augmenté, avec une priorité à la recherche et au développement. Aucun sujet ne doit être tabou, ni la PAC ni le « chèque britannique ». Ce qui doit être clair, c’est que le réexamen des politiques anciennes et leur nécessaire rénovation ne doivent pas servir de prétexte à une baisse de budget et à des ambitions en retrait en matière de politiques communes. Une révision à mi parcours (2008) va revenir à la France. Il faut donc s’y préparer. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale

La Nation

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La Nation


« Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise »

« Les Français ne veulent pas de cette société du précariat et de l’insécurité sociale. Ils en ont assez de devoir s’endetter pour boucler leurs fins de mois. Ils refusent que l’Etat, garant du pacte social, manque à ses devoirs de protection. Ils s’inquiètent des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de leurs enfants. Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

« Le pacte républicain est aujourd’hui malmené »
« La mondialisation sonne-t-elle le glas du rôle de l’Etat et condamne-t-elle la nation ? La globalisation financière met-elle forcément à bas les protections sociales ? Non !
(…) Quand on demande aux Français ce qui, pour eux, symbolise le mieux la France, ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières ni la langue, c’est le drapeau tricolore et la sécurité sociale. L’emblème de la République et les outils de la solidarité : voilà ce qui cimente en premier l’appartenance commune.
Mais plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s’inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble et c’est l’Etat qui est garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd’hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s’il est encore viable, et si oui, comment l’actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?
Vitrolles, 29 septembre 2006

« Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République »

« Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République. La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques et fragilisée par un Etat qui se désengage. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

Une nation « porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant »

« Ils nous répètent que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique ne peut plus grand chose, que ce n’est plus l’Etat-Providence mais l’Etat minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire. Nous ne sommes pas d’accord !
Ils nous disent que la mondialisation a disqualifié la nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif national. Nous ne sommes pas d’accord !
Ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse : c’est en restant au service des valeurs de justice et de progrès que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et saisir ensemble les opportunités d’une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire comme le meilleur, selon ce que nous saurons en faire.
Je crois que la nation, dans le monde d’aujourd’hui, est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie. Cette nation remplissant son devoir à l’égard de tous ses membres, je ne la veux pas frileuse, apeurée, défensive, doutant d’elle-même, mais au contraire, porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant ! »
Vitrolles, 29 septembre 2006

« L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs. »

« La tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous »

« Imaginer la France ne va plus de soi parce qu’elle s’est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue.
Pour en tirer parti et fierté, la France, je vous le dis, doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. Oui, la France doit non seulement les reconnaître comme ses enfants légitimes, mais s’appuyer sur eux comme sur tous ses enfants. La France doit écouter ce qu’ils lui disent, notamment les moins nantis. Elle doit même comprendre ce qu’ils ne lui disent pas.

Jusqu'à quand parlera-t-on de 2ème, de 3ème ou de 4ème génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe ? Jusqu’à quand parlera-t-on de Français « de souche » comme si les autres étaient… de feuillage ou de branchage ? C’est cela aussi la tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

« Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde »

« L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.
C’est une France qui reconnaît, en 2001, l’esclavage comme crime contre l’humanité.
C’est une France qui demande, à juste titre, pardon pour la Rafle du Vel d’Hiv’ et le régime de Vichy.
C’est une France qui refuse de reconnaître des « aspects positifs » dans la colonisation, système de domination et d’asservissement.

Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde. Car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large.
Car nous sommes de ce pays, la France, où l’on « vota la liberté du monde », où l’on fit une Constitution en pensant à l’univers entier.
Car «c’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice » que la France se ressemble et se rassemble. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

L'école

medium_9.3.jpgL’école

« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales»

S’il est un domaine où le déni de réalité ne passe plus, c’est bien l’école :

« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l’espérance des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme social. Le scandale n’est pas de le dire mais de laisser faire. Il faut donc poser sans hypocrisie la question de l’égalité réelle et de la qualité de l’offre scolaire sur tout le territoire. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

La carte scolaire, instituée en 1963, ne garantit plus la mixité sociale :
« Depuis 50 ans, les choses ont beaucoup changé. (…) Aujourd’hui, la carte scolaire a créé un résultat qui est à l’inverse de celui qui était recherché lorsqu’elle a été créée et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur école. Quand on est à gauche, l’objectif n’est pas de réduire les libertés ; c’est se dire que si pour certaines catégories, notamment les mieux informées ou les plus privilégiées, le libre choix d’une école est un bon principe, pourquoi est-ce que ça ne serait pas le cas pour tous les Français ? C’est ça être socialiste, c’est ouvrir l’éventail des choix à tout le monde dès lors que c’est bien pour certains. »
Les 4 vérités, sur France 2, 7 septembre 2006

Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) sont loin d’avoir répondu aux attentes :
« Les moyens mobilisés pour les ZEP n’ont pas été à la hauteur du rattrapage voulu lors de leur création par la gauche. Hors rémunérations des personnels et bourses aux élèves, les établissements de ZEP restent plus pauvres que les autres. Les politiques de droite ont aggravé les choses, mais la gauche ne peut se contenter d’en revenir à la situation antérieure. (…) Les effets stigmatisants du classement en ZEP ne l’emportent-ils pas, de nos jours, sur les bénéfices d’une démarche qui fut novatrice, a fortiori si on ne donne pas aux établissements les moyens de l’excellence scolaire ? »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

Emploi, famille, école, logement, tout se tient :
« L’injustice la plus insupportable, c’est celle qui oppose ceux qui maîtrisent leur destin, qui sont assurés de l’avenir de leurs enfants, qui savent que leurs enfants vont réussir à l’école, avoir un métier, un logement et donc pouvoir choisir leur vie ; et puis les autres, tous les autres, de plus en plus nombreux, tenaillés par la précarité et qui ne maîtrisent plus leur vie, qui ne savent même plus quelles valeurs ils ont la possibilité de transmettre à leurs enfants. Le plein emploi, la lutte contre la précarité, la sécurité des salaires, la réussite à l’école sont au cœur du projet des socialistes. Car des parents précaires, c’est toute la famille qui est déstabilisée et c’est le sens de l’effort scolaire qui est perdu. Emploi, famille, école, logement, tout se tient ; et si un maillon vient à manquer, c’est tout l’édifice qui est fragilisé. »
Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, 20 août 2006

« La révolution scolaire, nous la ferons ! » (Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006)

<em>Il faut investir massivement là où c’est nécessaire :« Je suis favorable, pour les établissements où se concentrent les difficultés sociales et scolaires, à une réduction du nombre d’élèves par classe en CP et en CE1, années décisives pour la réussite ultérieure des apprentissages. Si le gain de performance scolaire est attesté à partir de 17, c’est le seuil à retenir. On peut répondre de plusieurs manières à la difficulté budgétaire, mais je crois l’enjeu trop important pour ne pas prendre les moyens d’améliorer l’efficacité et la justice de notre système scolaire. C’est un investissement pour l’avenir. Je crois aussi qu’il faut évaluer attentivement les résultats de ce qu’on met en place, répartir plus équitablement l’offre d’excellence, donner plus de liberté aux établissements pour s’organiser et innover, soutenir énergiquement les plus en difficulté. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

Desserrer les contraintes de la carte scolaire, c’est rétablir l’égalité républicaine :
« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixité sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées, c'est-à-dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera à la République l’obligation d’investir massivement dans les écoles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnés, d’y mettre des moyens, de réduire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activités d’excellence. »
Les 4 vérités sur France 2, 7 septembre 2006

Le service public de l’éducation doit accompagner efficacement les élèves, depuis le plus jeune âge et tout au long de leur parcours scolaire :
« Le projet socialiste propose la création d’un service public de la petite enfance et la scolarisation à 3 ans. Contre la marchandisation, il affirme la responsabilité du secteur public en matière d’accompagnement individualisé et de soutien scolaire gratuit. Il souligne la nécessité d’une meilleure transition entre le primaire et le collège. Je crois, pour ma part, que le passage instantané, en 6ème, du maître unique à une dizaine de professeurs perturbe certains élèves, qui peinent à trouver leurs marques dans une organisation scolaire trop précocement calquée sur le lycée. Il faudra donc expérimenter des transitions »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

« Un soutien scolaire gratuit » pourrait être assuré par des étudiants, « moyennant des points supplémentaires, la validation d’unités de valeur dans leur propre cursus. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006

Pour que le respect soit restauré à l’école, les enseignants devront être mieux préparés et mieux épaulés :

« Il est indispensable de mieux préparer les jeunes enseignants à leur métier, de veiller à ne pas les affecter dans les établissements les plus difficiles au début de leur carrière et de les aider, par la formation continue, à renouveler leurs pratiques pédagogiques. »
Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir

« Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006

« Sur la base du volontariat et avec les compensations financières nécessaires, il faudra pouvoir expérimenter, par exemple, la présence d’un second adulte dans les classes où les professeurs en ressentent le besoin. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

Il faut encourager une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant :
« Que ce soit parce que l’école n’est pas un lieu facilement accessible aux parents, ou parce qu’ils ne perçoivent pas l’importance de leur implication, nombre de parents n’accompagnent pas suffisamment les efforts de l’équipe éducative dans la scolarité de leur enfant. C’est pourtant une des clés de la réussite. Le sujet est au coeur de nombreuses expériences, notamment dans les ZEP : il faut recenser les pratiques innovantes et efficaces et en assurer la généralisation afin que, de façon cohérente et complémentaire, familles et enseignants contribuent à la réussite des élèves. Il faut réinstaurer le dialogue là où il fait défaut. »
Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir

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« Tout cela doit être discuté avec les différentes composantes de la communauté éducative et non imposé d’en haut. Bien des évolutions sont possibles si l’on prend le temps de l’écoute et d’un diagnostic partagé pour hiérarchiser ensemble les priorités. Une fois le cap fixé, je veillerai à ce qu’il soit tenu. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

La gauche et la droite

La gauche et la droite

« Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel »
« Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel. C’est à nous, à l’écoute des inquiétudes et des espoirs des Français, de construire avec eux et forts des orientations de notre projet socialiste l’alternative crédible à la politique de la droite dont le pays a besoin. Car les Français ne veulent pas d’une fausse rupture. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d’invention, afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

« Ambition transformatrice » contre « conformismes ambiants » :
« Il est normal que nous ayons, à gauche, plus d’appétence pour la pensée critique car comment fortifier et affûter une ambition transformatrice en phase avec les attentes des citoyens sans commencer par s’affranchir des conformismes ambiants ? »
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

« Cela vient de loin »
« La droite et la gauche, cela vient de loin : de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux attitudes opposées face au désordre des choses et aux injustices, deux conceptions du rôle de la puissance publique. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

« Il y a bien des réponses de droite et des réponses de gauche »
« A toutes ces questions et à bien d’autres qui tenaillent les Français, à tous ces problèmes qui ne sont ni de droite ni de gauche – ce sont des problèmes, tout simplement - il y a bien des réponses de droite et des réponses de gauche. Sur l’emploi stable, sur l’avenir de l’école, sur l’avenir des retraites, sur la santé, l’environnement, les conditions de travail, le logement, les transports, la culture, la sécurité publique et la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence, dont le niveau jamais atteint est la marque de la faillite de la droite, oui, il y a des réponses efficaces et de gauche ! »
Vitrolles, 29 septembre 2006

Egalité :
« Pour la droite, au fond, les inégalités sont naturelles, elles sont le prix à payer pour le dynamisme du marché et chacun, d’où qu’il parte, est seul responsable de son point d’arrivée.
Pour nous, l’égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre l’inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au cœur de notre engagement. Pour nous, « il faut subordonner, comme l’écrivait Jaurès, les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie » et donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi, pour nous, la liberté et la responsabilité individuelle, qui sont aussi des valeurs de gauche quoique parfois trop délaissées, appellent le renforcement des solidarités et des garanties collectives et non pas leur affaiblissement. C’est cela qui nous distingue de la droite. »


Sécurité :
« C’est parce que nous avons le courage de regarder la réalité en face que je crois, moi, la gauche plus capable que la droite d’assurer la sécurité des biens et des personnes tout en offrant aux jeunes qui dérapent autre chose que la prison pour les recadrer. C’est l’ordre juste et la sécurité durable. »

Ordre économique juste :
« Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite de préparer l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées.
Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite d’instaurer un ordre économique juste fondé sur un pacte à trois – entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics – qui soutienne la compétitivité en misant sur le facteur humain, sur la formation professionnelle tout au long de la vie, sur la sécurité sociale professionnelle et sur l’excellence environnementale. »

Education :
« Je crois, moi, que la gauche est la seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

11.10.2006

Les affirmations de Ségolène

medium_9.2.jpgPour avoir les véritables paroles de Ségolène, il faut les prendre à leurs sources...

Ce que Ségolène a dit se trouve dans le lien ci-dessous

Les véritables paroles

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