02.05.2007

Dominique Strauss Kahn revient sur les propos de Nicolas Sarkozy.

"Je n'aimerais pas une société qui soit le contraire des idéaux de Mai 68. Il n'y a aucune raison que nous soyons honteux de 1968. Je ne renie pas ces valeurs, même si évidemment c'était souvent un peu loufoque".

"Ces événements ont existé un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis et partout en Europe, ça a été une sorte d'émergence de la jeunesse faisant valoir des valeurs nouvelles de liberté, d'affranchissement, de volonté, de solidarité, de joie et de projection dans l'avenir et de bonheur".

Dominique Strauss-Kahn salue les réformes entreprises après ces événements notamment par des "personnes de droite comme Simone Veil, le remboursement de l'IVG, c'est le produit de 68", ajoutant que "les vingt ans qui ont suivi ont été inspirés dans la musique, dans les arts, dans la réflexion politique par Mai 68".

"La seule liberté que Sarkozy aime, c'est la liberté économique, la liberté du plus fort qui écrase le plus faible. La liberté qui s'exprime par la créativité, la liberté que traduit la jeunesse quand elle veut changer les choses, ça a toujours été une question pour Nicolas Sarkozy".

Lors de son meeting dimanche à Bercy, le candidat UMP à l'élection présidentielle s'est livré à une attaque en règle contre les héritiers de Mai 68 dont fait partie selon lui la gauche, les accusant d'avoir détruit les valeurs et la hiérarchie et se demandant si cet héritage "doit être liquidé une bonne fois pour toute".

27.04.2007

Il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage

Dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage.

Ségolène Royal sur TF1.

Ségolène Royal affirme que son projet de Contrat « est très efficace et je la mettrai en œuvre".

Insistant sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées", elle ajoute que "dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage, les aides économiques qui ne sont pas justifiées".

A propos de l'éventualité d'une nomination de François Bayrou comme Premier ministre si elle était élue présidente, Ségolène Royal précise : "Je crois que nous n'en sommes pas là. De toute façon, le choix des ministres, je l'ai souvent dit, se fera sur des critères politiques" notamment celui de faire partie de "la majorité présidentielle".

"Il n'est pas dans la tradition de donner à l'avance le nom de son Premier ministre ou la composition de son gouvernement. Mais rassurez-vous, j'ai des idées, je suis prête, je crois pouvoir rassembler une équipe très talentueuse autour de moi pour faire en sorte que la France aille mieux".

Elle confirme être prête à accueillir des ministres UDF au sein de son gouvernement: "je le dis sans détour. J'ai vu qu'on m'avait reproché d'avoir dit cela, ici ou là, mais je le dis clairement devant tous les Français et pas dans des tractations de couloirs".

"Ce ne sont pas des tractations de partis politiques, nous n'en sommes pas là, mais ma responsabilité politique, c'est de rénover la politique française, donc je fais cet effort, je tends cette main parce que je crois que des millions de Français attendent que l'on rénove la politique et que l'on puisse rassembler les meilleures idées, celles qui peuvent marcher"

Intérrogée sur les régimes spéciaux des retraites, elle répond "Il y a d'autres injustices plus criantes que celles des régimes spéciaux, je pense en particulier à ce qu'ont subi les femmes du fait de la réforme Raffarin sur les retraites".

Les femmes ont été "durement pénalisées" par la réforme "puisque ce sont souvent les femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants et qui ont subi du chômage partiel".

Soulignant que l'"on voit aujourd'hui des femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui partent à la retraite avec un niveau de retraite à peine supérieur au minimum vieillesse", la candidate socialiste assure : "c'est insupportable et là dessus je réformerai la loi sur les retraites".

Sur l’alignement de la durée de cotisation entre le public et le privé, Ségolène Royal souhaite "des convergences pour que les Français aient le sentiment que les efforts sont équitablement répartis".

Elle répète que "toutes les modifications du droit social seront précédées d'une négociation entre partenaires sociaux".

Concernant le débat avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal rappelle "Cette campagne a été très longue, donc je pense pouvoir maîtriser". Elle ajoute "maîtriser les sujets avec compétence, avec détermination, avec constance, avec sérénité, avec un équilibre intérieur, je crois sans faille".

"J'ai surmonté beaucoup d'épreuves pour être ce soir devant vous, ça n'était pas prévu au départ". "Moi, je n'ai pas je ne sais quelle nouvelle marche à monter pour moi-même".

"J'ai été portée par un mouvement populaire, par une opinion. Je veux gagner cette élection".

La candidate revient sur "quinze ans d'itinéraire politique, où sans y penser, petit à petit les choses se sont enclenchées, se sont engagées, se sont succédées" et rappelle "les sept ans auprès de François Mitterrand", puis son poste "de députée d'un département rural pendant quatre mandats successifs". Et "je voyais que les électeurs me faisaient confiance". "Après je me suis occupée de ma région et ensuite il s'est passé le débat interne".

"J'ai senti un soutien des gens, un soutien populaire, c'est cela qui m'a apporté c'est pour cela que j'ai une responsabilité majeure. Je mesure la chance qui est la mienne et aussi la gravité du moment".

Il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage

Dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage.

Ségolène Royal sur TF1.

Ségolène Royal affirme que son projet de Contrat « est très efficace et je la mettrai en œuvre".

Insistant sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées", elle ajoute que "dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage, les aides économiques qui ne sont pas justifiées".

A propos de l'éventualité d'une nomination de François Bayrou comme Premier ministre si elle était élue présidente, Ségolène Royal précise : "Je crois que nous n'en sommes pas là. De toute façon, le choix des ministres, je l'ai souvent dit, se fera sur des critères politiques" notamment celui de faire partie de "la majorité présidentielle".

"Il n'est pas dans la tradition de donner à l'avance le nom de son Premier ministre ou la composition de son gouvernement. Mais rassurez-vous, j'ai des idées, je suis prête, je crois pouvoir rassembler une équipe très talentueuse autour de moi pour faire en sorte que la France aille mieux".

Elle confirme être prête à accueillir des ministres UDF au sein de son gouvernement: "je le dis sans détour. J'ai vu qu'on m'avait reproché d'avoir dit cela, ici ou là, mais je le dis clairement devant tous les Français et pas dans des tractations de couloirs".

"Ce ne sont pas des tractations de partis politiques, nous n'en sommes pas là, mais ma responsabilité politique, c'est de rénover la politique française, donc je fais cet effort, je tends cette main parce que je crois que des millions de Français attendent que l'on rénove la politique et que l'on puisse rassembler les meilleures idées, celles qui peuvent marcher"

Intérrogée sur les régimes spéciaux des retraites, elle répond "Il y a d'autres injustices plus criantes que celles des régimes spéciaux, je pense en particulier à ce qu'ont subi les femmes du fait de la réforme Raffarin sur les retraites".

Les femmes ont été "durement pénalisées" par la réforme "puisque ce sont souvent les femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants et qui ont subi du chômage partiel".

Soulignant que l'"on voit aujourd'hui des femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui partent à la retraite avec un niveau de retraite à peine supérieur au minimum vieillesse", la candidate socialiste assure : "c'est insupportable et là dessus je réformerai la loi sur les retraites".

Sur l’alignement de la durée de cotisation entre le public et le privé, Ségolène Royal souhaite "des convergences pour que les Français aient le sentiment que les efforts sont équitablement répartis".

Elle répète que "toutes les modifications du droit social seront précédées d'une négociation entre partenaires sociaux".

Concernant le débat avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal rappelle "Cette campagne a été très longue, donc je pense pouvoir maîtriser". Elle ajoute "maîtriser les sujets avec compétence, avec détermination, avec constance, avec sérénité, avec un équilibre intérieur, je crois sans faille".

"J'ai surmonté beaucoup d'épreuves pour être ce soir devant vous, ça n'était pas prévu au départ". "Moi, je n'ai pas je ne sais quelle nouvelle marche à monter pour moi-même".

"J'ai été portée par un mouvement populaire, par une opinion. Je veux gagner cette élection".

La candidate revient sur "quinze ans d'itinéraire politique, où sans y penser, petit à petit les choses se sont enclenchées, se sont engagées, se sont succédées" et rappelle "les sept ans auprès de François Mitterrand", puis son poste "de députée d'un département rural pendant quatre mandats successifs". Et "je voyais que les électeurs me faisaient confiance". "Après je me suis occupée de ma région et ensuite il s'est passé le débat interne".

"J'ai senti un soutien des gens, un soutien populaire, c'est cela qui m'a apporté c'est pour cela que j'ai une responsabilité majeure. Je mesure la chance qui est la mienne et aussi la gravité du moment".

25.04.2007

Lettre dans LIBERATION

Le romancier Dan Franck publie demain un éditorial dans Libération sur un certain Besson.
Dans les pièces de théâtre de Boulevard, ce type de personnage joue les traîtres de service


Lettre ouverte à Eric Besson, député socialiste de la Drôme.

Monsieur,

Je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais lu. A peine entendu. Je ne sais pas à quoi vous ressemblez, j’ignore vos désirs, vos souffrances, vos vices, vos vertus. Je partage avec vous un caractère pulsionnel et le goût des colères. C’est tout. Cela suffit. En quelques semaines, vous avez écrit un livre qui s’est vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires : le parti socialiste vous avait offensé, ce fut là votre réaction. En quelques minutes, je vais écrire cette lettre que j’enverrai à Libération : vous m’avez heurté, c’est là ma réaction.
J’ai entendu les paroles que vous avez prononcées à Dijon devant des militants de l’UMP : « Il y a quatre mois à peine, je participais au début d’une entreprise délibérément conçue de diabolisation du favori de l’élection présidentielle ». Pour battre Nicolas Sarkozy, avez-vous expliqué, il fallait « le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu’il fasse peur. » Vous y êtes parvenu : il vous a fait peur. Si peur, même, que, plutôt que de le combattre, vous avez choisi de faire allégeance, toutes pompes cirées : « Dans cette entreprise, j’ai pris ma part, trop largement ma part, et je suis reconnaissant à Nicolas d’avoir bien voulu, parce que nous nous connaissions, mettre cela sur le compte du combat partisan. »
Il ne vous en veut pas. Il a tort : qu’y a-t-il de pire qu’un lèche-cul ? Un suspect. Vous êtes un suspect. Vous rompez avez le parti socialiste après en avoir été le secrétaire national chargé des questions économiques. C’est votre droit. Vous écrivez un livre dans lequel vous brûlez ce que vous avez adopté, adoré, crachant dans une soupe qui désormais vous répugne. C’est votre problème. Vous ralliez le camp ennemi. C’est votre conscience. Vous conchiez le parti qui vous a élu, vous, encore député socialiste de la Drôme, et ce sont les électeurs que vous offensez, ceux qui vous ont choisi, grâce à qui votre nom vous permet de vendre des livres – et moi, qui ne suis pas militant socialiste, qui n’ai pas soutenu publiquement Ségolène Royal, mais que ces manières dégoûtent et, surtout, effraient : moins parce qu’elles sont les vôtres que parce qu’elles sont utilisées par ceux que vous servez désormais. La démocratie n’a rien à faire de ces répugnances. Elles lui sont étrangères. D’où ma colère. Et ma crainte.
Je vais voter pour la gauche. Elle est ma famille comme elle fut la vôtre. Je la quitterais immédiatement si, pour gagner, elle recourait à des moyens aussi dégueulasses : transformer un économiste distingué en homme-sandwich pris entre le beurre, l’argent du beurre… et le cornichon. Vous êtes un exemple à ne pas suivre : s’il faut se coucher comme vous l’avez fait pour bien dormir, autant rester debout et veiller. Merci pour la leçon, et bonne nuit, Monsieur Besson.



Dan Franck

Ségolène Royal s’est entretenue avec Jacques Delors

"Jacques Delors a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture".

"Il a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture et sur cette volonté d'essayer de travailler à la convergence des idées qui peuvent servir la France et lui permettre d'avancer".

Mme Royal évoque "la valeur centrale dont la France a besoin aujourd'hui, c'est-à-dire l'Etat impartial", mais aussi "la défense des libertés publiques, la nécessité de procéder à un référendum et surtout de refuser la solution d'un mini-traité" européen. Le "mini-traité" est la solution avancée par Nicolas Sarkozy pour remplacer la Constitution européenne rejetée par les Français en 2005.

"Nous avons beaucoup parlé aussi des questions relatives à l'emploi, au chômage, à la formation professionnelle".

La candidate PS ajoute que le chef du gouvernement italien Romano Prodi sera présent à son meeting de Lyon vendredi. Romano Prodi, qui se trouve à la tête d'une vaste alliance de neuf partis de gauche, a estimé lundi qu'une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou permettrait d'apporter "clarté et ordre" dans le paysage politique français, selon des propos rapportés par l'agence Ansa.

Le discours devant SOLFERINO

medium_1_tour_3.jpgUn rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement.

Ségolène Royal devant le siège du Parti Socialiste au soir du 1er tour.


Merci de m'avoir attendue, aussi tard. Je remercie à nouveau tous les électeurs et toutes les électrices qui nous ont donné ce score extraordinaire.

Merci à tous les partenaires de la gauche et aux écologistes dès ce soir rassemblés sous mon nom.

Un rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement.

La bataille commence dès ce soir.

Pour nous conduire vers la victoire, j'ai besoin de vous, bien sur de tous les militants socialistes mais bien au-delà, je n'appartiens plus aujourd'hui seulement aux militants socialistes.

Je dois aller au-delà, bien sûr en rassemblant toute la gauche et les écologistes mais aussi, encore au-delà, pour rassembler une majorité de Français qui veulent vraiment que ça change, que ça change vraiment. Et qui veulent aussi que le pouvoir sortant rende des comptes. Ce sera ce que nous allons faire dans les jours qui viennent, pour que la France se relève, pour que nous défendions nos valeurs, parce que l'ancien système ne fonctionne plus, et je vous invite à l'imaginer, cette France qui a envie d'aller de l'avant alors tourner vous vers tous les Français, tournez vous vers tous les citoyens.

Je vois beaucoup de jeunes, je fais appel à toutes les forces de la jeunesse, c'est pour ces forces de la jeunesse que nous construisons aujourd'hui une France plus juste et un monde meilleur. C'est sur cette énergie là que je vais m'appuyer pour mener cette bataille et pour la gagner.

Demain soir, j'appelle à un grand rassemblement à Valence, c'est la première étape, et mardi soir à Montpellier, c'est la deuxième étape, et ainsi de suite. Et d'étapes en étapes, je sens une vague qui va se soulever, cette vague qui, aujourd'hui, a conduit des millions et des millions de Français vers les urnes et notamment ceux qui pensait que la politique ne comptait pour rien, nous avons donc une responsabilité essentielle, une responsabilité majeure, celle de réussir le changement, celle de construire cette France neuve et c'est à cela que je vous appelle, alors mobilisez vous, avançons, en avant !

Le discours du 22 avril à Melle




Français, Françaises mes chers compatriotes à vous qui m'avez apporté si nombreux vos suffrages, aujourd'hui, je vous exprime ma joie et ma profonde gratitude.

Un élan civique s'est levé, la très forte participation, que j'avais appelé de mes vœux, est là. Je mesure la responsabilité éminente et qui m'honore, que vous me confiez ce soir.

Je n'en tire aucune gloire personnelle, vous me donnez une responsabilité majeure, celle de porter le combat du changement pour que la France se relève.

Pour que la France se relève quelle retrouve son optimisme et qu'elle fasse le choix de l'audace et de la sérénité une nouvelle campagne s'ouvre. Dans 15 jours, la France va choisir son destin et son visage.

Je lance un appel a toutes celles et ceux qui veulent que la France fasse triompher la République du respect parce que nous savons qu'il n'y a pas de liberté sans justice, qu'il n'y a pas d'efficacité économique sans progrès social. Nous aurons le 6 mai prochain un choix clair entre 2 voix très différentes.

Et je tends la main a toutes celle et ceux qui pensent comme moi qu'il est non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus.

Mes chers compatriotes je vous invite à inventer une France neuve a la fois protectrice et dynamique, une France a la fois fraternelle et conquérante et qui permet à chacun de construire et de réussir sa vie.

J'appelle ce soir au rassemblement de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du pacte présidentiel, et qui pensent que l'on peut réformer la France sans la brutaliser, qui veulent faire triompher toujours les valeurs humaines sur les valeurs boursières, qui veulent mettre fin aux insécurités et aux précarités qui se sont douloureusement creusées au cours de ces dernières années, qui veulent faire reculer toutes les formes de violence grâce a un ordre juste et à de nouvelles sécurités durables.

Je continue a faire le pari de l'intelligence des français et je refuse de cultiver les peurs. il s'agit de mettre la priorité sur l'éducation, de consolider les familles, d'épauler les plus fragiles et notamment nos anciens et les personnes en situation de handicap dont les conditions de vie se sont gravement détériorées au cours de ces cinq dernières années.

J'entends instaurer des règles justes dans la mondialisation, maintenir en France nos centres de décision et notre tissu industriel, refuser la régression sociale qu'entrainerait l'abandon à un libéralisme effréné.

Nous ferons de l'emploi tous ensemble notre combat principal et nous le gagnerons avec des entreprises performantes et conquérantes, qui respectent les salariés grâce à une démocratie sociale rénovée.

Je comprends la déception de toutes celles et ceux dont le ou la candidate n'est pas au second tour. Mais je voudrais leur dire ceci : Je serai la présidente garante d'un Etat impartial

Car vous le savez, je suis une femme libre comme vous êtes un peuple libre

Je ne suis l'otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière.

Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd'hui, au delà de notre vote du premier tour, a ne pas vouloir d'une France dominée par la loi du plus fort ou du plus brutal, et verrouillée par les puissances de l'argent ou tous les pouvoirs sont concentrés entre peu de mains, toujours les mêmes.

Avec moi je vous propose de choisir une démocratie ou l'on respire librement avec un parlement qui délibère et contrôle, un gouvernement qui a des résultats et qui rend des comptes un Etat sans gaspillage une justice indépendante des médias pluralistes et des libertés publiques garanties.

Oui, je veux une république refondée et non garrotée un état exerçant une autorité juste et ferme des régions dynamiques des services publics modernisés et performants avec des citoyens libres, éduqués par notre école, conscients de leurs droits comme de leurs devoirs.

Si vous me confiez la charge de présidente de la république, j'aurais à cœur de défendre les intérêts de la France en Europe et dans le monde

Le patriotisme républicain trouvera tout son sens dans la construction d'une Europe socialement et économiquement redressée et capable de peser, dans un mode multipolaire.

Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, celui ci ne se fera pas à leur insu.

Cette Europe sera au service de la paix, elle œuvrera au dialogue des cultures au co-développement avec les pays du sud et à la préservation des équilibres de la vie sur la planète

Avec vous, je vais rendre à la France la fierté de son histoire qui renoue avec ses valeurs universelles car quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.

Je veux une France qui renoue avec l'idéal de la République des lumières les droits de l'homme et de la femme et de la citoyenneté qui ont faire sa force et sa beauté. Venez hommes et femmes de France de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et de toutes origines, venez ; forces vives de notre belle nation, venez, serrons-nous les coudes, ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin.

Chers compatriotes rassemblons nous ce sont nos idées notre idéal qui vont gagner car elles sont au service de la France et des Français, de la paix civile et de l'harmonie sociale.

J'appelle toutes les énergies et l'espérance a se mettre en mouvement pour une France victorieuse, une France présidente, fière d'elle même pour que les Français s'aiment en elle.

Notre victoire est possible car l'audace et la générosité sont la c'est une question de volonté et de cohérence, je les ai. J'ai besoin de vous parce que la France a besoin de vous

Vive la république vive la France.

Les résultats nationaux

RESULTATS DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE medium_1_tour_2.jpg

DIMANCHE 22 AVRIL 2007

France entière (résultats complets)

Nombre % Inscrits Inscrits 44 474 519 : 100,00 %
Abstentions 7 213 721 :16,22 %
Votants 37 260 798 83: 78 %

Nombre % Votants
Blancs ou Nuls 535 953 : 1,44 %
Exprimés 36 724 845 : 98,56 %

Voix % Exprimés
M. Olivier BESANCENOT 1 498 835: 4,08 %
Mme Marie-George BUFFET 707 327: 1,93 %
M. Gérard SCHIVARDI 123 711: 0,34 %
M. François BAYROU 6 820 914 : 18,57 %
M. José BOVÉ 483 076 : 1,32 %
Mme Dominique VOYNET 576 758 : 1,57 %
M. Philippe de VILLIERS 818 704: 2,23 %
Mme Ségolène ROYAL 9 501 295 : 25,87 %
M. Frédéric NIHOUS 420 775 : 1,15 %
M. Jean-Marie LE PEN 3 835 029 : 10,44 %
Mme Arlette LAGUILLER 488 119 : 1,33 %
M. Nicolas SARKOZY 11 450 302 : 31,18 %

08.04.2007

Pour l'Education Nationale

Un appel en faveur de Ségolène Royal

Pour avoir exercé des responsabilités dans l'Education nationale, nous savons que la conception et la mise en œuvre d'une stratégie Educative sont de nature politique. Tout projet Educatif de dimension nationale prend donc son sens dans les principes qui inspirent et guident l'action des forces politiques et sociales qui la prennent en leur compte; sa conduite exige en conséquence des moyens, humains et financiers, adaptés à ses ambitions .

C'est pourquoi nous pouvons affirmer que, dans le domaine de l'Education, la Gauche et la Droite, ce n'est pas la même chose. Depuis 1981, toutes les idées nouvelles, porteuses de générosité sociale et d'Egalité des chances, d'innovation et de modernisation, ont été avancées par des gouvernements de gauche. Il en fut ainsi des ZEP, de la promotion de l'enseignement professionnel, de la loi d'orientation sur l'Education de 1989, des programmes pluriannuels Université 2000 et U3M, qui constituent les seuls grands investissements dans l'enseignement supérieur depuis les trente glorieuses, et nous n'oublions ni la formation continue des enseignants ni les progrès introduits dans le déroulement de leur carrière. Il ne peut y avoir de réforme progressiste dans les domaines de l'Education et de la formation qui ne s'inscrive dans les orientations ainsi tracées.

La Droite les avait combattues quand elle était dans l'opposition, et elle a donné la mesure de ses propres conceptions et ambitions en matière Educative quand elle est revenue au pouvoir. Elle a réduit les moyens de l'Ecole, affaiblissant dangereusement la lutte contre les inégalités; elle a traité par le dénigrement l'innovation pédagogique et exploité la nostalgie au service d'un conservatisme pédagogique qui aggrave les inégalités sociales devant le savoir; elle a institutionnalisé la possibilité d'entrer en apprentissage dés l'âge de 14 ans (pour les enfants des autres ) ; elle a conduit les universités et la recherche scientifique dans des impasses.

Est-ce à dire que la Gauche a réussi tout ce qu'elle a mis en chantier ? Certes non ! Elle n'a pas su, ce qui n'est pas seulement une question de moyens, aller au bout de la logique de ses propres décisions auxquelles il aurait fallu mieux associé enseignants et parents. Elle porte, nous en sommes conscients, sa part de responsabilité dans la montée des inégalités l'Ecole.

Aujourd'hui la Droite, et aussi le Centre, esquivent leur bilan commun. N. Sarkozy ne parle même plus de la loi sur l'avenir de l'Ecole votée, en 2005, par l'UMP. Quant F. Bayrou, il considère que sa tentative avortée, en 1995, de revenir pour l'aggraver sur la loi Falloux était une erreur de jeunesse .Tous deux préfèrent reprendre leur compte, bien tardivement, l'idée que l'Education est une priorité républicaine. Mais il n'est pas si facile de braconner sur les terres de la Gauche !

Le candidat de l'UMP attaque avec virulence le système qui serait, selon lui, le produit de l'idéologie de gauche, laxiste et oublieuse des principes fondateurs de l'Ecole de la République et il se fait flatteur et plein de commisération à l'égard des enseignants, comme s'ils Etaient les victimes de ce système et non pas ses acteurs centraux, professionnels et conscients de leur fonction sociale !

Derrière ce discours, le programme de N. Sarkozy, c'est la fin des ZEP, la suppression de la carte scolaire, assortie d'une inquiétante apologie de l'enseignement privé ( libre de toute contrainte en matière de recrutement de ses Elèves ), le recours aux heures supplémentaires comme seul moyen de revaloriser la fonction enseignante (travaillez encore plus si vous voulez gagner plus) et de nouvelles suppressions de postes, inévitables eu égard au poids des enseignants dans la fonction publique où un départ sur deux la retraite ne serait pas remplacé, un programme qui a sa cohérence: il décline pour l'Ecole la vision libérale de la société . Il est fondé sur l'idéologie du meilleur (socialement et culturellement déterminé) et du chacun pour soi, adoucie par une dose de compassion sociale et l'exaltation du mérite, condition pour les meilleurs des pauvres, et eux seuls, de gagner une place au soleil. La victoire de N.Sarkozy conduirait, inexorablement, à l'abaissement du service public d'Education, soumis, y compris l'intérieur de lui-même, une concurrence sans freins. Est-ce encore l'Ecole de la République, cette Ecole qui ne serait plus un lieu essentiel de l'apprentissage du vivre ensemble ?

Mais ce danger est Evitable .Le pacte présidentiel de Ségolène Royal définit clairement l'Education comme sa priorité, car elle constitue

ses yeux le socle de notre développement Economique, social et culturel. Il témoigne de sa volonté d'adapter notre Ecole aux enjeux de notre temps : la lutte intransigeante contre les inégalités et le franchissement d'une nouvelle Etape dans la voie de la société de la connaissance, conditions d'une société solidaire et d'un développement durable .Il s'engage rétablir les moyens supprimés par la Droite dans le budget 2007 et il donne l'assurance d'une consultation des acteurs de l'Education sur les réformes à entreprendre.

Fidèles à nos engagements à la cause de l'Education nationale et de son service public et à nos convictions d'hommes et de femmes de gauche, nous appelons à voter, dés le premier tour, pour Ségolène Royal.

Ont signé cet appel :

M. Augé-Lafon, D. Bancel, N. Belloubet, G. Bianciotto, D. Bloch, J. Chapuisat, M. DebËne, J.C. Fortier, A. FrÈmont, Ph. Joutard, M.Garden, M. Gayraud, C. Lambert, A. Legrand, D. Levier, J. Losfeld, C. Mesliand, C. Pair, J. Pantaloni, G. Pouzard , anciens recteurs d'académie .

Le meeting de Bordeaux

medium_Ségolène_20.jpgDevant plus de 15000 personnes, à Bordeaux, Ségolène Royal a décliné cette France présidente que dessine son pacte présidentiel dont le pays a besoin et qu’il attend.

Ségolène Royal a aussi choisi la ville de Montaigne pour dire que dorénavant elle refusera de répondre aux attaques et agressions verbales de la droite pour ne plus s’adresser directement qu’aux Français, porter jusqu’au bout l’élévation du débat présidentiel “parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause”.

Demandant toutefois que personne ne laisse vilipender les valeurs de la France qu’elle défend et qu’elle porte comme femme de gauche et de progrès, “je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer” a lancé la candidate à la salle, son équipe de campagne.

Cette façon de s’appuyer sur l’intelligence collective et les exigences des citoyens, c’est ce qui caractérise la France présidente.

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”. “Si je vous ai écouté et si vous aussi vous avez écouté les citoyens autour de vous, la campagne participative que j’ai voulu préfigure la façon dont demain je gouvernerai avec les Français s’ils me font confiance” a-t-elle affirmé.

“La France présidente cela veut dire que chacun d’entre vous est capable d’apporter sa pierre, sa contribution à l’intérêt général de notre maison commune”, c’est ainsi que la France présidente réconciliera l’individuel et le collectif. Cette capacité de chacun à être le meilleur expert de ce qu’il vit doit faire écho à la capacité de chacun à entendre les autres ; c’est la République du respect.

Une République du respect qui s’oppose aux clans, aux clivages, aux conflits, aux divisions et aux oppositions exacerbées, qui dressent les uns contre les autres.

La France présidente c’est la France qui se rassemble, forte de tous les siens, la France du travail pour tous, la France qui réhabilite la valeur travail.

Elle le fera en donnant du travail pour tous, en garantissant un droit au premier emploi et un travail aux jeunes avec notamment les contrats première chance et les emplois tremplins. La France présidente, elle dit à tous les jeunes : “vas-y fait tes preuves, la France a besoin de toi, nous allons ouvrir les portes et les fenêtres quelles que soient ton nom et la couleur de ta peau !”

La France présidente veut aider ceux qui prennent le risque d’entreprendre, permettre à chacun de recevoir le juste salaire de son travail, la juste rémunération de son activité, garantir le pouvoir d’achat. “La feuille de paye n’est pas l’ennemi de l’emploi mais peut être son moteur” a repris Ségolène Royal avant de préciser qu’en conséquence elle revalorisera les petits salaires et les petites retraites.

Réussite scolaire, formation tout au long de la vie, sécurité des parcours, bouclier logement, exigence écologique… ce sont toutes ces mesures du pacte présidentiel qui donneront au pays le nouveau souffle dont il a besoin pour refonder son pacte républicain, réhabiliter l’action publique face aux forces aveugles du marché.

C’est aussi “une France qui s’accepte et qui tire partie et fierté de ce qu’elle est devenue, une France au clair sur son histoire, sans amnésie ni repentance et d’autant plus capable de se projeter dans l’avenir” qui saura tenir son rang sur la scène internationale et construire cette Europe qui doit rester “la grande ambition et la grande réalisation du 21e siècle”.

“La cause que nous portons, disait François Mitterrand, est plus grande et plus forte que nous et c’est cela qui nous conduit et nous pousse en avant !” a conclu la candidate socialiste. Avant que la salle entonne la Marseillaise, une salle qui assume les symboles et les couleurs des grands principes et lumières jamais éteintes de la Révolution française.



L'HEBO des SOCIALISTES

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